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« Les autorités françaises ont imposé des restrictions excessives et illégitimes du droit de manifester », accuse Amnesty International

L’ONG pointe notamment les arrestations, les interdictions de manifester, et le recours à la force lors de la mobilisation contre les retraites, le projet des méga-bassins à Sainte-Soline ou encore la guerre à Gaza.

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La manifestation contre les méga-bassins, à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), le 25 mars 2023. (XAVIER LEOTY/MAXPPP)

Dans son rapport annuel publié ce mercredi 24 avril, l’ONG Amnesty International accuse les autorités françaises d’avoir « a imposé à plusieurs reprises des restrictions excessives, disproportionnées et illégitimes au droit de manifester ».

L’ONG évoque les arrestations « un grand nombre de manifestants » au cours de la dernière année. Elle rappelle que certains « vu du matériel de sécurité, des banderoles, des haut-parleurs, des casseroles et autres ustensiles confisqués de manière totalement arbitraire ». Amnesty critique les interdictions de manifester prises par certaines autorités locales « invoquant des risques de troubles à l’ordre public » lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, mais aussi depuis l’attaque du Hamas contre Israël.

« En octobre, le ministre de l’Intérieur a adressé un message aux préfets leur demandant d’interdire toute manifestation organisée en solidarité avec la Palestine, qui constituait une atteinte disproportionnée et discriminatoire au droit de réunion pacifique », fustige l’organisation. Amnesty dénonce l’utilisation de « force, notamment (de) matraquage aveugle » Pour « disperser les manifestations » contre le projet des méga-bassins à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ou contre la réforme des retraites.

Racisme « institutionnel et systémique »

Amnesty International dit avoir observé l’année dernière « de nombreux actes de vandalisme et de violences à caractère raciste, xénophobe ou anti-LGBTI ». Elle déplore particulièrement les actes de vandalisme « contre les centres d’accueil » LGBT+, contre « mosquées, synagogues et cimetières »ou même les tags « Nazis ou antisémites » qui ont été enregistrées sur plusieurs bâtiments scolaires ces derniers mois. L’ONG considère que « Les cas se sont multipliés suite à la montée des violences en Israël et dans la bande de Gaza ».

Elle déplore également un « racisme systémique » Et un « discrimination religieuse » persistant en France, « en particulier en ce qui concerne les femmes et les filles musulmanes ». L’ONG cite notamment l’interdiction, à la rentrée 2023, du port de l’abaya et du qamis dans les écoles publiques. L’organisation regrette qu’en une semaine « Des dizaines de jeunes filles musulmanes se sont vu refuser l’accès à leur école, en violation de leurs droits à l’éducation et à la non-discrimination ».

Amnesty International dénonce plus généralement une « racisme institutionnel et systémique » qui peut briller à travers « Des contrôles d’identité discriminatoires à l’égard des hommes et des jeunes noirs ou arabes ». L’organisation considère que « le Plan National de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine »présenté en janvier par le gouvernement, n’a pas répondu à ce problème, « ni même reconnu son existence ».

Cammile Bussière

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