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Gérard Depardieu, devoir des pères, « réarmement démographique »… Ce qu’il faut retenir de l’entretien d’Emmanuel Macron dans « Elle »

Dans un entretien accordé au magazine « Elle », publié mercredi, Emmanuel Macron est revenu sur de nombreux sujets liés notamment aux droits des femmes et aux violences sexuelles.

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Emmanuel Macron à l'Elysée le 6 mai 2024. (SARAH MEYSSONNIER/POOL/AFP)

« Il n’y a aucune complaisance en moi »a déclaré, dans une interview au magazine Elle » a publié mercredi 8 mai le président de la République à propos de Gérard Depardieu. Le président est revenu sur ses déclarations fin décembre dans l’émission « C à vous » où il disait avoir été « grand admirateur » de l’acteur français inculpé de viol. Dans cet entretien avec hebdomadaire des femmesEmmanuel Macron est revenu sur d’autres déclarations controversées comme celle sur le « réarmement démographique » mais a également annoncé l’ouverture d’un débat sur le rôle « le devoir des pères » et j’aurais souhaité que nous puissions « définir dans notre loi » la notion de consentement.

Sur Gérard Depardieu

Le président est revenu sur les propos qu’il avait tenus fin décembre, lorsqu’il avait affirmé « grand admirateur de Gérard Depardieu »dénoncé « une chasse à l’homme » et a affirmé que l’acteur « rend la France fière ». « Je n’ai jamais défendu un agresseur contre des victimesassure Emmanuel Macron dans cet entretien. J’ai parlé de Gérard Depardieu parce qu’il y a eu toute une polémique sur des propos tenus dans un documentaire, et sur la question de la Légion d’honneur. Cependant, je suis favorable à l’écoute. »

« Il n’y a aucune complaisance de ma part. Juste une volonté de respecter nos principes, comme la présomption d’innocence. Ce sont ces mêmes principes qui permettront à la justice de statuer en octobre prochain et c’est une bonne chose.»

Emmanuel Macron

dans « Elle »

« J’ai un profond respect, une bienveillance et une grande confiance pour et dans la parole des femmes »ajoute le président, qui assure qu’il est « intransigeant sur la question du viol, de la domination, de cette culture de la brutalité. Ma priorité est et a toujours été la protection des victimes, et c’est également le cas pour l’affaire Depardieu. ».

« J’ai utilisé l’expression ‘chasse à l’homme’ de manière non genrée, si je peux m’exprimer ainsi. Je n’aime pas les procès médiatiques, la justice par tweets, et en général. Nous sommes dans une société qui cherche à tuer des gens en quelques jours, puis qui les oublie, je suis plus dans la bagarre, dans le maquis.il finit.

Sur le « devoir des pères »

« On a permis aux hommes de s’exonérer de toutes leurs obligations parentales »déplore le président de la République, qui voit « une vraie inégalité ». Emmanuel Macron souhaite ouvrir le débat sur « le rôle des pères ». « Je suis favorable au retour à une logique de droits et de devoirs, y compris pour les pères »dit le président qui plaide pour « non plus seulement un droit mais un devoir de visite, un devoir de surveillance, d’éducation, de poursuite du projet parental » même après « séparation d’un couple lorsqu’elle survient ».

Sur le « réarmement démographique »

Lors d’une conférence de presse mi-janvier, Emmanuel Macron a évoqué sa volonté d’un « réarmement démographique » pour lutter contre la baisse de la natalité. Une expression qui avait suscité polémiques et critiques, notamment de la part des associations féministes. « Je l’ai utilisé en étendant la métaphore à d’autres secteursjustifie le président. C’est dire que la force d’une nation réside aussi dans sa capacité à générer une natalité dynamique. » Pour Emmanuel Macron, « chaque femme doit disposer librement de son corps » et « il ne faut pas culpabiliser celles qui ne veulent pas avoir d’enfants, mais la mauvaise organisation de notre société ne doit pas empêcher les femmes et les familles d’avoir des enfants si elles le souhaitent ».

Il a précisé que son plan de lutte contre l’infertilité s’articulerait autour « la prévention », de « cours » et certaines « recherche ». Il affirme ainsi qu’un « Bilan de fertilité », vers 20 ans, serait proposé à tous et remboursé par l’assurance maladie afin de« établir un bilan complet, un spectrogramme, (ou) une réserve ovarienne ». « Nous allons organiser des campagnes en faveur de l’autoconservation des ovocytes pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants plus tard », a-t-il également indiqué.

Sur PMA et GPA

Pour réduire les délais d’attente pour accéder à une PMA – actuellement 16 à 24 mois – Emmanuel Macron entend« ouvrir l’autoconservation des ovules aux centres privés » était « jusqu’ici réservé aux hôpitaux ». En revanche, le chef de l’Etat renouvelle dans cet entretien Elle son opposition à la maternité de substitution (GPA). « Je le répète, je n’y suis pas favorable. Ce n’est pas compatible avec la dignité des femmes, c’est une forme de marchandisation de leur corps”il insiste.
« Cela dit, je pense évidemment que les parents d’enfants nés par gestation pour autrui à l’étranger doivent être respectés et soutenus. Ce sont des familles aimantes. » il ajoute.

Sur la notion de consentement dans la loi

Emmanuel Macron souhaite que nous puissions « définir dans notre loi » la notion de consentement, pour qu’il soit « clair, pleinement objectif et respectueux de nos principes ». Une proposition de texte, préparée par les parlementaires et Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, devrait « voir le jour d’ici la fin de l’année »précise le président.

Cammile Bussière

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