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Zelensky ne doute pas de la victoire, l’OTAN prédit un conflit pour « des années »

De retour du front sud, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré dimanche que ses troupes gardaient le moral et ne doutaient pas de la victoire contre les Russes. De plus, l’Otan estime que la guerre pourrait durer « des années ».

Après s’être rendu samedi dans la ville de Mykolaïv, dans le sud du pays, Volodymyr Zelensky a assuré dimanche 19 juin que ses troupes gardent le moral et ne doutent pas de la victoire contre les forces russes.

Le président ukrainien a rendu visite aux troupes stationnées à proximité et dans la région voisine d’Odessa. « Nous ne donnerons le Sud à personne, nous reprendrons tout, et la mer sera ukrainienne, elle sera sûre », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram à son retour à Kyiv.

Ses remarques ont été suivies d’une évaluation plus sombre de la situation par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. La guerre pourrait durer « des années », a-t-il prévenu dans une interview publiée dimanche par le quotidien allemand Bild. Le représentant de l’organisation a exhorté les pays occidentaux à enregistrer leur soutien à Kyiv sur le long terme.

« Nous ne devons pas faiblir dans notre soutien à l’Ukraine, même si les coûts sont élevés, non seulement en termes de soutien militaire, mais aussi en raison de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires », a déclaré Jens Stoltenberg.

Les forces russes ont concentré leur puissance de feu sur l’est et le sud de l’Ukraine ces dernières semaines depuis leur tentative ratée de prendre la capitale Kyiv après une invasion éclair le 24 février.

« Notre peuple veut vivre »

« Les pertes sont importantes. De nombreuses maisons ont été détruites, la logistique civile a été perturbée, il y a de nombreux problèmes sociaux », a déclaré Volodymyr Zelensky. « J’ai demandé qu’une assistance plus large soit mise en place pour les personnes qui ont perdu des êtres chers. Nous allons certainement reconstruire tout ce qui a été détruit. La Russie n’a pas autant de missiles que notre peuple voudrait vivre ».

Volodymyr Zelensky a loué le « service héroïque » des soldats qui contiennent la poussée des troupes russes, appuyées à l’est depuis la Crimée annexée. « Il est important que vous soyez en vie. Tant que vous êtes en vie, il y a un fort mur ukrainien qui protège notre pays », leur a-t-il dit.

Une vidéo diffusée par la présidence le montrait à Mykolaïv avec le gouverneur local, Vitaliy Kim, devant la façade béante du siège de l’administration régionale, touchée par une frappe russe en mars qui avait fait 37 morts.

Cette ville portuaire et industrielle, qui frôle le demi-million d’habitants avant la guerre, est toujours sous contrôle ukrainien mais elle est proche de la région de Kherson, presque entièrement occupée par les Russes. Une frappe russe a fait deux morts et 20 blessés vendredi. Il reste une cible de Moscou car il est situé sur la route d’Odessa, le plus grand port d’Ukraine, lui aussi toujours sous contrôle ukrainien.

A 130 km au sud-ouest, près de la Moldavie, Odessa est au centre des pourparlers sur le blocage de l’exportation de millions de tonnes de céréales ukrainiennes. La Russie, qui contrôle cette zone de la mer Noire malgré les tirs de missiles ukrainiens contre ses navires, explique que les eaux sont minées.

Combats acharnés près de Severodonetsk

A Kyiv, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour rendre hommage à Roman Ratushny, 24 ans, figure du mouvement pro-européen Maïdan en Ukraine, tué en combattant les Russes dans l’est du pays. Devant son cercueil drapé d’un drapeau ukrainien jaune et bleu au pied d’un monument surplombant la tentaculaire place de l’Indépendance dans la capitale, des personnes de tous âges ont salué sa mémoire.

Cette perte donne un visage humain au chagrin partagé par les Ukrainiens, alors que l’effusion de sang se poursuit dans le pays : de violents combats font notamment rage près de Severodonetsk, dans la région du Donbass, partiellement contrôlée par des séparatistes pro-russes depuis 2014. La Russie entend en prendre le contrôle total. de celui-ci.

« Une expression dit : il faut se préparer au pire et le meilleur viendra tout seul », a déclaré samedi, dans un entretien à l’AFP, Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Louhansk, qui abrite les villes de Severodonetsk et Lysychansk. « Bien sûr, nous devons nous préparer », a ajouté celui qui a averti à plusieurs reprises que les Russes finiraient par encercler Lyssytchansk en coupant ses principales voies d’approvisionnement.

« La situation est difficile, (à Lysytchansk) et dans toute la région », a-t-il souligné, car les Russes « bombardent nos positions 24 heures sur 24 ».

Plus tôt dans la journée, Serguiï Gaïdaï avait annoncé « plus de destructions » toujours à l’usine chimique Azot assiégée à Severodonetsk, où se cachent plus de 500 civils, dont 38 enfants.

Cinq morts à Donetsk

Les autorités pro-russes de Donetsk, capitale de la « république » autoproclamée du même nom dans la partie du Donbass qui a échappé au contrôle de Kiev depuis 2014, ont de leur côté affirmé que les bombardements ukrainiens sur la ville avaient fait cinq morts et 12 blessés parmi la population civile.

Enfin, c’est au nord, depuis la Biélorussie, que les Ukrainiens craignent à nouveau une offensive. Les forces russes y avaient lancé leur offensive.

Dans une interview publiée cette semaine par le National Defense Magazine, une publication spécialisée américaine, le général Volodymyr Karpenko, chef de la logistique de l’armée ukrainienne, a admis que l’Ukraine avait perdu « environ 50% » de ses armements. .

Ce n’est qu’après avoir repoussé les forces russes que l’Ukraine sera prête à engager de nouvelles négociations avec Moscou, a déclaré David Arakhamia, chef de la délégation ukrainienne, à la branche ukrainienne de la radio américaine Voice of America. . « Un accord minimum [pour des négociations, NDLR]ce serait si nous les repoussions ou s’ils retournaient volontairement aux positions qu’ils occupaient avant le 24 février », a-t-il déclaré.

Avec l’AFP

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