Forum exclusif – Dix membres du comité de soutien de l’écrivain *, emprisonné pendant plus de trois mois, envoient une lettre ouverte au président de la République pour lui demander d’arrêter sa « bienveillance constante » en ce qui concerne l’Algérie. Cela va, expliquent-ils, la survie de Boualem Sansal et l’honneur de la France.
M. Président de la République,
Depuis plus de trois mois maintenant, un homme de 80 ans, un écrivain français, l’une des plus grandes voix de la littérature française et algérienne, notre compatriote et ami Boualem Sansal, a été conservé en otage.
C’est d’abord l’otage d’un régime qui, en Algérie, vole la liberté d’expression, « Le bien le plus précieux de l’homme » En vertu de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ce régime a littéralement kidnappé Boualem Sansal. Les raisons de son arrestation à l’aéroport d’Alger n’ont pas raison, à l’exception de la force brutale d’une puissance militaire-politique. La France est une grande démocratie dont les lumières se sont projetées et continuent de se projeter sur le monde, et c’est le principal message qui se reflète dans les écrits de Boualem Sansal.
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De plus, nous devons dire les mots: c’est la séquestration arbitraire d’un homme que vous connaissez, dont le seul mal est d’écrire en français …