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Nouvelles sportives

VIDÉO. Les équipes de natation synchronisée de Cahors se préparent pour le challenge régional


l’essentiel
La section artistique du club de natation de Cahors se prépare pour le challenge régional, qui se déroulera ce samedi à Montauban. Immersion avec les nageurs au cœur des derniers entraînements avant le grand saut.

Il n’est pas encore 9h30 lorsque la section artistique du club de natation de Cahors envahit la piscine de Divonéo, ce samedi matin, pour l’un de ses trois entraînements hebdomadaires. Aux quatre coins du bassin, les nageurs révisent leur chorégraphie en vue du défi régional. La grande compétition qui se déroule à Montauban le week-end prochain est sur toutes les lèvres. Mais le mot d’ordre du club cadurcien ne doit pas être oublié : se faire plaisir.

Les 40 nageurs de la section artistique du club de natation de Cahors s’entraînent à Divonéo.
DDM Aouregan Texier

En tout, ce sont une quarantaine de nageurs inscrits pour cette saison. Il y a trois groupes : les futurs (entre 7 et 12 ans), les jeunes (12 à 15 ans) puis toutes catégories (15 ans et plus). En plus des ballets en équipe, il y a aussi des duos et des solos.

« Un jeu dans l’eau »

La nage synchronisée est une combinaison de natation, de danse et de gymnastique. « Un jeu dans l’eau », selon Anne-Sophie Mercier, l’une des entraîneures bénévoles mais aussi vice-présidente du club de natation de Cahors. Ce samedi matin, c’est répétition de ballet. Avant de se jeter dans le grand bain, les filles s’entraînent au sec, au bord des bassins. « Les bras représentent le mouvement des jambes qu’ils font sous l’eau. C’est un peu compliqué, mais ils y sont habitués. Ça permet de voir leur formation, même si les repères ne sont pas les mêmes que dans l’eau », explique Anne- Sophie Mercier.

La pose avant le grand saut.

La pose avant le grand saut.
DDM Aouregan Texier

Puis les nageurs sautent à l’eau. Quelques longueurs pour s’échauffer, et c’est parti. Le ballet est sur le point de commencer. Vous êtes-vous déjà demandé comment les sportives peuvent suivre le rythme sous l’eau ? La réponse est simple. La plupart des piscines ont des haut-parleurs sous-marins. Pratique. Et pour les entraînements, il existe plusieurs méthodes. Sur le fil, les coachs crient les comptes. Mais la voix peut vite devenir rauque. Ainsi, certains utilisent une barre de métal plongée dans le bassin et tapent en rythme. Encore plus ingénieux : les écouteurs à résonance osseuse. « Avec ça, les filles entendent la musique. On peut aussi leur parler, et donc, les corriger en direct. Et ça, sans crier ! », plaisante Anne-Sophie.

Au bord de la piscine, les coachs n'hésitent pas à reproduire les mouvements pour aider les filles.

Au bord de la piscine, les coachs n’hésitent pas à reproduire les mouvements pour aider les filles.
DDM Aouregan Texier

En plus du samedi, les filles passent deux heures à la piscine le lundi et le mercredi. Un rythme assez intense. Premier entraînement de la semaine, ils travaillent la natation, la course et les déplacements. Ensuite, les nageurs se concentrent sur la technique pure. Ils ont également une heure de gym par semaine. « La nage synchronisée est automatique. Deux choses sont importantes : savoir faire 25 mètres sans toucher le bord et ne pas avoir d’appréhension à mettre la tête sous l’eau. Le reste s’apprend », précise Anne-Sophie.

Les derniers préparatifs du challenge

« Ils ne vont jamais voir les juges dans ce coin. Il faut qu’on trouve quelque chose, peut-être changer la diagonale », voilà le genre de discussions qu’on peut entendre aux bords de la piscine ce samedi. On peut aussi intercepter quelques rebords sur le maquillage que les filles vont aborder : « jusqu’où puis-je étirer la ligne ? » ou « nous pensions faire trois petits points sur la tempe ». Mais aussi le chignon. Ni trop haut, ni trop bas, il doit être bien placé pour que la coiffe puisse être parfaitement positionnée. Dans l’esprit de chacun, flotte le défi. Cette année est le premier concours de contrats à terme. « L’idée est de leur faire découvrir la compétition. L’année prochaine, ils rejoindront le circuit Fina (Fédération Internationale de Natation Artistique), c’est plus élitiste que le challenge », indique Anne-Sophie. Et si les filles changent de circuit, c’est parce que « c’est un bon groupe qui a la capacité ».

L'un des duos s'entraîne pour le défi régional.

L’un des duos s’entraîne pour le défi régional.
DDM Aouregan Texier

Pendant qu’un groupe répète, les autres filles s’approchent de la piscine et crient « Aller ». Comme s’ils étaient déjà dans les tribunes, s’encourageant. Et le stress commence à monter un peu chez certains. « La peur de ne pas y arriver. Il y aura les coachs, la famille, il ne faut pas les décevoir », glisse Ninon, tout juste 17 ans. Malgré cela, pour elle et Daphnée, qui ont la natation synchronisée dans le sang, la compétition est le meilleur moment d’une saison. « On fait la chorégraphie des milliers de fois, mais en compétition, ça va super vite. Quand on salue, tout le monde rigole. C’est vraiment le meilleur moment », se souvient Daphnée. Il ne reste plus qu’à leur souhaiter bonne chance.

Avec une barre de métal plongée dans la piscine, les coachs tapent en rythme.

Avec une barre de métal plongée dans la piscine, les coachs tapent en rythme.
DDM Aouregan Texier

Chiffres en baisse, saisons compliquées

40 nageurs, la section artistique du club de natation de Cahors a connu mieux. « Le Covid nous a fait mal. Ici, on n’avait pas le droit de s’entraîner dans la piscine extérieure. On a perdu des nageurs parce que faire de la vidéo gym ne leur convenait pas. Eux, ce qu’ils voulaient, c’est être dans l’eau », déplore Anne-Sophie Mercier. Et cette année, avec l’effondrement du toit, ça a aussi fait des ravages dans la section. Sans parler de la baisse des températures de la piscine. « Certaines filles ont froid », souffle le vice-président du club. Et en effet, deux jeunes les filles s’entraînent en combinaison ce samedi.

De plus, pour les encadrer, les six entraîneurs sont bénévoles. Jacqueline Lacaze, la doyenne des juges d’Occitanie. « Elle nous apporte beaucoup, c’est un puits de connaissances », sourit l’entraîneur. Les bénévoles, eux aussi, commencent à manquer. « On en a perdu beaucoup. Et ceux qui sont encore là, ils commencent à s’essouffler », conclut Anne-Sophie Mercier.

La section artistique du club Cahors Natation tiendra son gala le 25 juin à la piscine de l’Archipel.

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Malagigi Boutot

A final year student studying sports and local and world sports news and a good supporter of all sports and Olympic activities and events.
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