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VIDÉO.  « Le mutisme sélectif, c’est être muet mais pas avec tout le monde », explique la mère de Suzanne qui ne parle pas hors de chez elle

Suzanne, 14 ans, est de prime abord une adolescente comme les autres, avec ses trois sœurs, mais dès qu’elle quitte son domicile de Tréguier, dans les Côtes-d’Armor, la jeune fille ne peut plus parler. Marion raconte au magazine « 13h15 samedi » (rediffusion) : « A la fin de la maternelle, l’infirmière de l’école m’a dit que mon enfant ne pouvait pas parler. J’ai répondu que j’avais une enfant qui parlait depuis qu’elle avait un an, et on parle beaucoup à la maison. Elle a répondu que les professeurs n’entendaient jamais le son de sa voix… »

« On est allé voir une dame qui lui a dit : ‘Tu ne veux pas dire bonjour aux gens ? C’est pas grave, tu leur fais signe de la main. Et ça ira.’ Ouais donc à la seconde séance elle a parlé à la gentille dame qui m’a dit que ça allait et que ça allait aller et on en est resté là mais ça a coincé en sixième où on change tout le temps de prof, c’est un nouveau milieu, c’était compliqué à l’école. Et puis, un voisin m’a dit que ça avait un nom. C’est le mutisme sélectif qui veut dire qu’on est muet mais pas avec tout le monde. On a un comportement un peu atypique socialement mais pas avec tout le monde… »

« Ne pas parler, ne pas bouger, tout fermer et rester neutre réduit le niveau de stress »

« On ne sait pas vraiment pourquoi, mais ce sont des enfants qui ont un niveau de stress très élevé. Et quand ils sont très jeunes à l’école et qu’on les met dans une classe où il ne faut plus bouger, se taire… ça les pétrifie. Donc, ne pas parler, ne pas bouger, tout fermer et rester neutre fait en fait baisser le niveau de stress. J’aime cette version qui dit qu’il n’y a pas de cause originelle. En effet, elle vivait comme ses sœurs [avec qui elle parle et joue]. Nous le voyons pareil. Il n’y a aucune différence avec les autres. »

« Un silence comme ça, c’est quelque chose qui se dissipe en grandissant, pour lequel on trouve des solutions. Et pour qu’il se détache, il faut beaucoup de temps, que de la bienveillance et une grande liberté. Du temps pour s’inventer comme elle peut s’inventer. . » Suzanne ne veut pas rester prisonnière de ce silence et a fait de la musique sa thérapie, le moyen de communiquer avec les autres. Avec sa harpe, elle se raconte à travers ses chansons qu’elle interprète sur scène sous son nom d’artiste Syou.

> Les rediffusions des magazines d’information de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique « Magazines ».




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