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Une victime présumée d’agression lance un recours collectif contre CSSOB

Jacinthe Boisvert-St-Laurent dit avoir été agressée par le professeur de français Jean-Pierre Colas, de l’école secondaire Le Carrefour, en décembre 1987. Les faits se seraient produits au domicile du professeur.

Elle allègue que sa mère a signalé la situation à un chef de lycée quelques jours après l’attaque. Il aurait admis que le problème était connu du lycée, mais qu’il n’y avait rien à faire.

Nous alléguons que la direction a agi dans un aveuglement volontairefait valoir Me Maryse Lapointe du cabinet Lapointe Légal, qui a déposé le recours auprès du cabinet Arsenault Dufresne Wee.

Enseignant pendant 21 ans et entraîneur de water-polo à Carrefour, Jean-Pierre Colas a été accusé et reconnu coupable d’attouchements sexuels sur une autre victime mineure, six ans plus tard, en 1993. Il a été condamné à 20 mois de prison. Il est décédé en 2017 à l’âge de 76 ans.

Dans leur requête, les avocats de la plaignante soutiennent que les différents documents judiciaires permettent d’identifier au moins trois à six victimes différentes de Jean-Pierre Colas.

 » C’est toujours difficile à apprécier, mais au vu du déroulement des faits pour les victimes identifiées, Jean-Pierre Colas semblait avoir un motif cibler certains étudiants chaque année. Il pourrait y avoir au moins une victime par an. »

Une citation de Maryse Lapointe

Dans une déclaration écrite, Jacinthe Boisvert-St-Laurent estime que la commission scolaire, par son laxisme, a détruit la vie, l’affectif, le relationnel et l’estime de nombreux enfants pour qui le traumatisme a empoisonné leur vie d’adulte.

Jacinthe Boisvert-St-Laurent a choisi d’agir ouvertement afin d’inciter d’autres victimes à contacter ses avocats et à s’inscrire au recours collectif.

C’est un geste important de sa part, croit Me Lapointe. La plupart des victimes d’agression demanderont d’agir en toute confidentialité. Elle voulait transmettre son message et inspirer plus de gens à la rejoindre dans sa quête de justice.

Le processus ne pourra aller de l’avant que si la Cour supérieure accepte d’entendre le recours collectif.

Les avocats ont fixé les dommages et intérêts qui seront demandés à 600 000 $ par victime.

Toutes les personnes présumées agressées sont automatiquement impliquées dans le recours collectif et elles auront droit à une indemnisation après un procès ou un éventuel règlement. Pour savoir qui ils sont, ils doivent nous contacter afin que nous puissions recueillir leurs informations Ils peuvent garder leur confidentialité pendant le processus judiciaireconclut M. Lapointe.

La direction du Centre de services scolaire d’Or-et-des-Bois a indiqué par courriel qu’elle n’entendait pas réagir à cette nouvelle pour le moment.

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