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une « tentative de coup d’État » déjouée à Kinshasa, selon l’armée – Libération

L’armée de la République démocratique du Congo a annoncé dimanche avoir déjoué une « tentative de coup d’État » qui impliquait selon elle « des étrangers et des Congolais ».

La situation était calme dimanche midi à Kinshasa, selon des journalistes de l’AFP présents sur place. Mais les événements des dernières heures restent encore flous. Selon l’armée de la République Démocratique du Congo, un « tentative de coup d’État »ayant, selon elle, impliqué « étrangers et congolais »a été déjoué à l’aube.

Des coups de feu ont été entendus en fin de nuit à proximité du « Palais de la Nation »qui abrite les bureaux du président Félix Tshisekedi, selon diverses sources, après l’attaque par des hommes armés du domicile du ministre de l’Economie, Vital Kamerhe, situé à proximité dans la commune de Gombe.

« Une tentative de coup d’État a été étouffée dans l’œuf par les forces de défense et de sécurité »a déclaré le général Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la RDC, dans un court message à la télévision nationale. « Cette tentative impliquait des étrangers et des Congolais » qui a «Tous ont été mis hors de combat, y compris leur chef»a-t-il ajouté, appelant la population à « vaquer à vos occupations librement et tranquillement ». Le porte-parole n’a pas fourni plus de détails dans l’immédiat et, à midi, le gouvernement n’avait pas communiqué à ce sujet.

Informations sur les réseaux sociaux

En tout début de matinée, des informations ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, évoquant une attaque du domicile de Vital Kamerhe par des hommes armés, dont certains se sont ensuite rendus au Palais de la Nation. Il y a eu « une attaque armée » ce dimanche matin au ministre de l’Économie, a écrit notamment sur X l’ambassadeur du Japon à Kinshasa, Hidetoshi Ogawa. Celui-ci « n’a pas été touché (…) Deux policiers et un agresseur sont morts selon des sources bien informées »il ajouta.

L’ambassade de France, de son côté, avait évoqué « tirs d’armes automatiques » dans le quartier, demandant à ses ressortissants d’éviter la zone. Au même moment, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, impossibles à authentifier, montraient des hommes en treillis au Palais de la Nation, brandissant des drapeaux du Zaïre, ancien nom de la RDC du temps de Mobutu Sese Seko, le dictateur renversé en 1997. .

En début de matinée, plusieurs véhicules militaires lourdement armés ont été aperçus par l’AFP quittant le Palais de la Nation en direction d’un grand carrefour dans la même commune de la Gombe. La route menant au Palais de la Nation a été bloquée par des blocs de construction, tandis que l’accès au boulevard Thsatshi, non loin de là, a été bloqué par des militaires à pied.

Le gouvernement attend toujours

Le président Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019, a été réélu haut la main dès le premier tour de l’élection présidentielle du 20 décembre, avec plus de 73 % des voix, et les partis de son « Union sacrée » ont obtenu environ 90 %. . sièges de députés nationaux aux élections législatives organisées le même jour.

Cinq mois après cette réélection de M. Tshisekedi et un mois et demi après la nomination d’une Première ministre, Judith Suminwa, le nouveau gouvernement est toujours attendu, tout comme la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Le 23 avril, M. Kamerhe a été désigné candidat de « l’Union sacrée » à la présidence de l’Assemblée nationale, suite à « primaires» organisé par cette plateforme de la majorité présidentielle.

Le pays est également confronté à une grave crise sécuritaire dans sa partie orientale, avec une rébellion (le M23), soutenue par le Rwanda, qui occupe de larges pans de territoire dans la province du Nord-Kivu.

Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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