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Une famille aux multiples branches


La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. C’est ce que dit le dicton, et dans le cas des Lacroix, cela ne pourrait pas être plus vrai.

Elisabeth, qui prendra sous peu la direction générale de la Cidrerie Lacroix, incarne la cinquième génération de pomiculteurs dans sa famille. Mais si on lui avait dit il y a quelques années qu’elle succéderait à ses parents à la tête de l’entreprise familiale, elle ne l’aurait jamais cru.

Comme beaucoup d’enfants d’entrepreneurs, elle a été plongée dans l’aventure très jeune, d’abord en accueillant les visiteurs au verger lors des vendanges. Et puis il y a eu les jobs d’été à l’adolescence. Ensuite, l’envie de s’affranchir de l’univers familial.

« Travailler en famille n’est pas facile tous les jours ! C’est plein d’avantages, mais aussi de défis », dit-elle.

On imagine souvent que les familles soudées s’entendent bien tout le temps, même au travail. Mais en réalité, c’est un environnement où il faut soigner ses communications et rester à l’écart des non-dits qui mènent à de fausses croyances. Le bien de la famille l’exige.

Une histoire de famille

Elisabeth a étudié la comptabilité à l’université, puis elle a travaillé dans d’autres entreprises, avant de se rendre compte qu’elle avait un caractère entrepreneurial.

« Je voulais commencer quelque chose. Mais c’était un peu idiot, car il y avait une entreprise dans mon jardin ! elle se souvient d’avoir ri.

Les parents d’Elisabeth ont acheté leur terrain en 1988. Ils y ont planté des pommiers et pendant plusieurs années, tout a été orienté vers l’agrotourisme, avec la cueillette des pommes et quelques produits de la ferme. En 2004, ce sont les premiers cidres qui portent le prénom de chacune des trois filles du couple : Elisabeth, Gabrielle et Anne. Le second gère désormais la production et la restauration. Le troisième est toujours sur les bancs de l’école.

Elisabeth et Gabrielle partagent la même vision et se complètent bien. Ce sont eux qui ont eu l’envie de faire grandir l’entreprise en ouvrant des salles de réception et une table gourmande pour mettre en valeur les cidres – le plus grand plaisir d’Elisabeth est de manger ! Pas de chance, cette magnifique table a été ouverte le 1er septembre 2020 juste à temps pour la saison des vendanges, mais la hausse des cas de COVID-19 a entraîné la fermeture du restaurant à la fin du même mois et jusqu’en juin 2021.

des parents pleins de ressources

La famille a goûté aux défis financiers. Lorsque vous venez d’investir et que vous avez le tapis tiré sous vos pieds, la pression monte. Heureusement, il était encore possible de recevoir les cueilleurs de pommes et de continuer la production et la vente de cidres ; ceux de Lacroix sont les plus populaires au Québec.

« Mes parents sont des gens débrouillards et créatifs, toujours capables de faire des miracles avec peu, alors on a toujours trouvé des solutions pour respecter les budgets. C’est un formidable apprentissage qu’ils m’ont donné en tant qu’entrepreneure », avoue la future directrice, qui prendra ses nouvelles fonctions en juin, après une transition en douceur qui aura duré quatre ans.

Pendant la saison des vendanges, les Lacroix reçoivent quelque 70 000 visiteurs. Elizabeth en veut 100 000. N’attendons pas la ruée vers la cueillette… les vergers en fleurs fin mai, c’est une carte postale, et l’été, une belle excuse pour aller aux champs.

Cidrerie Lacroix

  • Fondation de la cidrerie : 2004
  • Fondateur: Danielle Marceau et Pascal Lacroix
  • Lieu de siège social : Saint-Joseph-du-Lac
  • Secteur d’activité : Agroalimentaire
  • Numéro des employés: 35 à 100 en haute saison

PROFIL D’ÉLISABETH LACROIX

  • Emploi : Futur PDG
  • Âge : 27 ans
  • Éducation: Baccalauréat et maîtrise en comptabilité, MBA en cours



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