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« Une contre-offensive ukrainienne doit être soutenue »


Recevant dans une salle de réception de Downing Street qui était le bureau de Margaret Thatcher, Boris Johnson a expliqué sa position sur l’Ukraine, le Brexit et la question migratoire à quelques jours des sommets du G7, de Bavière et de l’OTAN, à Madrid.

Différentes approches ont émergé entre les alliés occidentaux sur la manière de mettre fin à la guerre en Ukraine. Craignez-vous que certains pays fassent pression pour une solution négociée et rapide ?

Il y a bien un risque de « fatigue » vis-à-vis de l’Ukraine, un risque que les gens perdent de vue qu’il s’agit d’un combat absolument vital pour nos valeurs. Je pense aux poussées inflationnistes dans nos pays, au coût de l’énergie, des denrées alimentaires qui ont indéniablement un impact sur la patience de nos populations. Nous devons continuer à aider les Ukrainiens à résister.

On ne peut pas être plus Ukrainiens qu’eux, ils sont les victimes de l’agression de Poutine, c’est à eux de décider. Mais, si vous allez en Ukraine, si vous parlez aux Ukrainiens, au président Zelensky, vous repartirez avec l’impression accablante qu’ils ne céderont pas leur territoire pour la paix. Ils ne veulent pas accepter un conflit gelé, une situation où Poutine peut continuer à les menacer de nouvelles violences et agressions. C’est pourquoi j’ai été si heureux lorsque mes trois amis Emmanuel [Macron]Mario [Draghi, président du conseil italien] et Olaf [Scholz, le chancelier allemand] Kyiv gauche [le 16 juin]avec l’idée que l’Ukraine devait gagner cette guerre.

Vous répétez que Poutine doit échouer, mais que signifie « échec » dans le cas d’une puissance nucléaire comme la Russie ?

C’est un point très important. Lorsque nous disons que Poutine doit échouer, aucun de nous ne commente la politique russe. Nous ne nous opposons pas à Poutine en tant que président de la Russie, mais à Poutine dans la mesure où il a envahi un pays de manière totalement injustifiée. Ce que je veux dire par échec, c’est que ses forces doivent être expulsées des zones envahies d’Ukraine, il faut revenir au moins au statu quo avant le 24 février. Comment y parvenir ? Nous sommes à un tournant. Dans le Donbass et dans l’est de l’Ukraine, les armées de Poutine avancent lentement, infligeant d’horribles dégâts aux villes et aux populations civiles ukrainiennes, mais avec des dépenses extrêmes en troupes et en armes de haute précision.

Selon nos services de renseignement, la Russie pourrait arriver dans les prochains mois à un point où elle aura utilisé tant de matériel et perdu tant d’hommes qu’elle commencera à épuiser ses propres ressources. Ce sera alors l’occasion d’aider les Ukrainiens non seulement à se protéger des nouvelles avancées russes, mais à inverser la tendance. C’est ce que je soutiendrai au G7. Dans la mesure où les Ukrainiens pourraient être en mesure de monter une contre-offensive, celle-ci devrait être soutenue par l’équipement qu’ils nous demandent.

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