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Un premier pas vers une nouvelle relation entre Québec et Pikogan

L’entente prévoit la mise sur pied d’un comité stratégique qui facilitera les négociations entre les deux parties sur des questions telles que les aires protégées, la foresterie, la concertation et le développement économique. Québec injecte également 10 millions de dollars sur quatre ans dans un fonds de retombées économiques de l’activité minière, pouvant servir au développement économique et social de Pikogan.

« Après de longues et fructueuses négociations, nous avons trouvé un terrain d’entente qui nous aidera sur le plan des consultations, qui nous aidera aussi sur le plan du développement économique et qui donnera aussi à la collectivité les moyens de réaliser ses ambitions. C’est super positif, ça donne de la stabilité et de la prévisibilité à la région. Tout le monde devrait se réjouir de cette annonce », a déclaré le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

A Pikogan, nous saluons cet accord, même si nous précisons qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.

 » Pour nous, c’est vraiment un geste concret dans la perspective d’amorcer une nouvelle relation entre notre nation et le gouvernement du Québec. C’est un premier pas vers un changement plus durable qui pourrait nous aider à plus long terme. »

Une citation de Monik Kistabish, Chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni

Ministre Lafrenière :  » La travail ce n’est pas fini »

Le ministre Lafrenière reconnaît d’emblée qu’il ne s’agit que d’un premier pas.

« Lorsque nous parlons d’un accord de nation à nation, je ne veux pas que les gens voient cela comme une fin. C’est un début. Nous avons clairement défini les paramètres, mais ici nous continuons à travailler ensemble. Ce n’est pas fini, le travail n’est pas fini. Je vais faire une analogie avec une maison : on pose une très bonne fondation, là, on peut penser construire ensemble une maison solide », dit-il.

Ian Lafrenière rappelle qu’il s’agit de la troisième entente de nation à nation annoncée par son gouvernement, après celle avec la communauté de Lac-Barrière pour la foresterie l’an dernier, et celle avec la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk au début du mois de juin. Il y en aura d’autres qui sortiront très bientôt.il assure.

Développement des affaires

Monik Kistabish, chef de la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Monik Kistabish entend consulter le service de développement économique et les membres de la communauté quant à l’utilisation du fonds de retombées économiques. Mais selon elle, tout le monde s’accorde déjà à dire que le développement des affaires doit être une priorité.

Je pense que nous sommes tous d’accord là-dessus. Les communautés sont vraiment limitées en termes de superficie, et une chose qu’on n’a pas pour nous ici en Abitibiwinni, c’est une zone commerciale de terrains pour entrepreneurs. C’est quelque chose que nous aimerions prioriser, car nous avons déjà des entrepreneurs qui ont leur propre entreprise, mais ils n’ont pas d’endroit où installer leur siège social.elle dit.

Lac Chicobi protégé

L’entente prévoit également la création d’une aire protégée de près de 225 kilomètres carrés dans le secteur du lac Chicobi, ce qui était souhaité par la Première Nation Abitibiwinni. Ce territoire résonne pour la communauté historiquement et culturellement. Pikogan a également acheté l’infrastructure du Camp-École Chicobi en 2020 [La communauté de Pikogan achète les installations du Camp École-Chicobi].

« La première demande avait été refusée. Nous sommes heureux que le lac Chicobi puisse désormais faire partie des aires protégées. Nous avons acheté les infrastructures de l’ancien Camp-École Chicobi. Nous avons aussi des familles dont c’est le territoire familial, là où elles sont nées. Nous sommes heureux d’avoir pu protéger cette zone », se réjouit le chef Kistabish.

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