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Un militant veut un système national d’alerte pour les Autochtones disparus

Je voudrais un système d’alerte par lequel les disparitions d’enfants ou d’adultes seraient immédiatement signalées à tous les Canadiensexplique Stéphanie Harpe.

Elle puise cette idée dans le récent déploiement d’un tel système dans l’État de Washington. Maintenant qu’ils l’ont adopté là-bas, je vais faire le maximum de bruit pour le faire venir au Canadaelle dit.

Ce système, le premier du genre aux États-Unis, fonctionne un peu comme une alerte Amber.

Lorsque la disparition d’un autochtone est signalée, la police lance une alerte qui s’affiche sur les panneaux de signalisation et sur les réseaux sociaux et est entendue à la radio et dans d’autres médias.

Selon Stéphanie Harpe, un tel système d’alerte est important car nous, les autochtones, ne sommes toujours pas traités de la même façon que les autres personnes qui disparaissent.

Le taux de mortalité lié au meurtre est également plus élevé chez les Autochtones, selon les données de Statistique Canada.

Ainsi, alors que les Autochtones représentent 4,9 % de la population, selon le recensement de 2016, ils sont 7 fois plus susceptibles que les non-Autochtones d’être victimes d’homicide, selon les données de 2020.

En Saskatchewan, par exemple, 45 % des personnes portées disparues entre 1940 et 2020 étaient autochtones, alors que ce groupe ne représente que 16 % de la population de la province, selon le recensement de 2016.

Stéphanie Harpe croit qu’un système d’alerte permettrait aux Autochtones disparus de recevoir la même attention et de bénéficier de la même justice que les autres personnes disparues ou tuées au pays. Nous voulons juste avoir ce que les autres auraientelle explique.

En attendant la mise en place d’un tel système national, elle s’implique dans Aboriginal Alert (en anglais) (Nouvelle fenetre)un site web créé par un groupe albertain il y a 7 ans.

Le site publie des avis de disparition à travers le pays. Il donne des informations telles que l’âge, le sexe, le lieu et la photo, qui pourraient aider à identifier et à retrouver les autochtones disparus.

Selon Nicole Martel, qui y travaille, la plupart des personnes impliquées dans la gestion et l’alimentation d’Alerte Autochtone sont des bénévoles qui s’informent des médias et des réseaux sociaux.

Elle ajoute que le groupe travaille actuellement avec des policiers du Manitoba pour créer un système d’alerte similaire aux alertes Amber.

Avec des informations de Kashmala Fida Mohatarem et de La Presse Canadienne

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