Le 21 octobre 2024, la base de données Free, couvrant 19,2 millions de clients français, a été mise aux enchères par un hacker sur un forum cybercriminel.
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
Un mineur de 17 ans est présenté devant un juge d’instruction pour mise en examen, soupçonné d’être à l’origine d’un piratage massif de l’opérateur Free, a indiqué mercredi 15 janvier le parquet de Paris, confirmant une information de parisien. « Le parquet de Paris a ouvert ce jour une information judiciaire des délits d’atteinte à un système de traitement automatisé de données, de collecte de données personnelles par des moyens frauduleux, d’extorsion et de recel. »
Le suspect a été arrêté « à son domicile dans l’Essonne, le 13 janvier 2025 » par les enquêteurs, accompagnés d’un « magistrat chargé de la lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris ».
« Le 21 octobre 2024, la base de données Free, couvrant 19,2 millions de clients français, dont 5,11 millions incluant un numéro IBAN, a été mise aux enchères par un hacker sur un forum cybercriminel »rappelle le parquet de Paris. L’enquête a été confiée à la brigade cybercriminalité qui a confirmé « que les données avaient été extraites entre le 8 et le 21 octobre ».
Selon une source proche du dossier, le mineur a reconnu devant les enquêteurs avoir touché 10 000 euros, une somme qui représente la moitié de la vente de la base de données. La somme de 20 000 euros a été évoquée dans des échanges repérés par la police sur l’application Discord. Toujours selon la même source, ce n’est pas le mineur arrêté qui a vendu la base de données.
Le mineur identifié comme l’auteur de cette fuite était « déjà sous contrôle judiciaire »après son arrestation « en juin 2024 dans une affaire de fuites de données clients, notamment de Sport 2000, et de piratage des comptes Twitter du groupe Altice »qui appartient notamment à SFR. Selon les informations de franceinfo, il a également été arrêté en décembre pour plusieurs autres piratages dont les enseignes Boulanger et Cultura.