Skip to content
Un grave accident du travail met en lumière la lenteur de la justice…




La lecture des articles est réservée aux abonnés. Ouvrir une session

Tendeur pompiers, sirènes de police… Le 21 mai 2018, Ghislain Lafosse a vu sa vie défiler devant ses yeux. Ce vannetier de 33 ans vient de subir un grave accident du travail dans l’atelier de l’entreprise Clemessy Services, filiale du groupe Eiffage, à Irigny, tout près de Lyon (Rhône).

Il a dû réparer le couvercle d’une valve afin de préserver son étanchéité. Mais alors qu’il soulevait cette pièce de 138 kilos à une hauteur d’un mètre à l’aide d’un électro-aimant, elle s’est détachée en tombant sur sa cheville droite.

« Quand on prend sur la jambe près de 140 kilos qui tombent d’un mètre de haut, ça représente une tonne avec la gravité », détaille l’ancien employé. Ce qui pointe la responsabilité de l’entreprise, spécialisée dans les machines industrielles et leur maintenance : « Ils m’ont envoyé faire cette manœuvre alors que je n’étais pas formé, mon autorisation de pontier [personne habilitée à utiliser un pont roulant, l’engin de levage utilisé – ndlr] était expiré. Les responsables ont été informés, je n’avais pas pu me rendre à la nouvelle formation car j’étais en arrêt maladie à ce moment-là. »

© Photo illustration Sébastien Calvet / Mediapart


mediapart

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.