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Nouvelles

Un Français inculpé dans l’incendie de Pacific Palisades

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© Pierre roulante

De Paris à Berlin, de Londres à Stockholm, l’extrême droite progresse et les gouvernements vacillent. Pourquoi cette grande fatigue démocratique en Europe ?

L’automne est là et les gouvernements en Europe reprennent à la pelle… François Bayrou, quatre tombés en moins de deux ans, série en cours !

Après Elisabeth Borne, Gabriel Attal et Michel Barnier, le Béarnais rejoint le cimetière des Premiers ministres du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron. Une tuerie et un chef de l’Etat qui prend de faux airs de tueur en série.

Suivant! La cinquième victime annoncée porte un nom, Sébastien Lecornu. Le favori du Président part au front comme les Marie-Louise volèrent au secours de Napoléon en 1814, peu avant l’effondrement de l’Empire… L’innocence de son jeune âge, le goût de l’aventure, le sens du sacrifice de ce « fana-mili » ? Sébastien Lecornu n’a pas hésité en acceptant cette mission, « pas impossible » mais « inédit » selon Emmanuel Macron. Négocier avec ses adversaires, parvenir à un compromis, construire une coalition, sont autant de défis étrangers à la culture démocratique de notre régime vertical et binaire ? Michel Barnier et François Bayrou y ont perdu leurs dents. Combien de temps va tenir Sébastien Lecornu ?

Pour sympathiser avec le triste sort de ceux qui se succèdent à Matignon tels des condamnés montant à l’échafaud, inspirons-nous de Jacques Brel : « Ensuite, ensuite! » Toute nue dans ma serviette/J’avais un rougissement sur le front et du savon à la main/(…) J’aurais aimé un peu plus de tendresse/Ou un sourire ou avoir du temps. Mais passons au suivant, au suivant, au suivant ! (…) Tous les adeptes du monde devraient se donner la main/c’est ce que je crie la nuit dans mon délire/Au suivant, au suivant !/Et quand je ne délire pas je viens me dire/que c’est plus humiliant d’être suivi que le suivant, au suivant ! »

Suivant d’une longue lignée, Sébastien Lecornu ne sera peut-être pas suivi. C’est la dernière chance du président. Après lui, la dissolution ? Le RN au pouvoir ?

Jusqu’ici championne européenne de la stabilité depuis l’avènement de la Ve République, la France battait des records de précarité gouvernementale depuis la désastreuse dissolution de l’été 2024. Depuis, les coalitions se fissurent, l’extrême droite enfle, la colère monte, les rues s’enflamment et le pouvoir tremble. Et c’est le cas presque partout en Europe : les mêmes symptômes produisent le même effet : les haines identitaires s’affrontent, le racisme d’un côté, le repli communautaire de l’autre, les peurs se propagent et les nationalistes triomphent.

D’où vient cet accès de fièvre populiste qui a semé cet été des émeutes racistes à travers le Royaume-Uni ou qui a fait décoller l’AFD, en tête des sondages en Allemagne ? D’où vient cette langueur collective, cette grande lassitude démocratique qui nous pousse à accabler les dysfonctionnements de l’Union européenne et à accorder de l’indulgence, parfois même de l’admiration, aux dirigeants autoritaires ?

Les démocrates sont comme des lapins pris dans les phares populistes. Donald Trump outrage la bonne conscience des Européens, mais il fascine ceux qui n’ont d’yeux que pour la force et adorent les frontières. « Il exagère certes, mais après tout, il défend au moins son pays… »entend-on au comptoir du bistro.

Le multilatéralisme est en berne et les démocraties dont la légitimité repose sur l’échange et la délibération collective finissent par vaciller.

Cette épidémie réconforterait presque Emmanuel Macron. A ses yeux, la France ne traverse pas une crise politique profonde, ni une crise de régime, mais une simple « crise parlementaire »comme vivent la plupart de nos voisins.

Il existe pourtant deux gouvernements stables parmi les grandes démocraties européennes : celui de Pedro Sanchez en Espagne, en place depuis plus de sept ans, et de Giorgia Meloni en Italie, en poste depuis près de trois ans. La première est la référence de la gauche en Europe, et la seconde est devenue celle de la droite. Mais à l’Elysée, ils sont considérés comme bénéficiant avant tout de l’action courageuse de leurs prédécesseurs. Le choix, en 2011, du gouvernement socialiste espagnol de Zapatero de relever progressivement l’âge de la retraite jusqu’à 67 ans en 2027 ; les réformes douloureuses menées par les gouvernements Renzi puis Draghi en Italie.

Peut être. Sauf que le parti Vox décolle en Espagne alors que l’extrême droite est déjà au pouvoir à Rome et progresse partout ailleurs.
Comme si un vent mauvais venu d’outre-Atlantique s’apprêtait à faire basculer notre vieille Europe vers une version continentale du trumpisme. Comme si, après l’alliance du couteau et du pinceau, celle des géants de la Tech et des médias (Fox News, Bolloré et autres) avec les populistes autoritaires (Trump, Le Pen et Cie) était sur le point d’en finir avec nos démocraties. Et d’annoncer le changement des temps décrit par l’essayiste Giuliano Da Empoli : l’heure des prédateurs.

Renaud Dély

Retrouvez la suite de cet entretien avec Abe Cunningham de Deftons dans notre n°176, disponible en kiosque et via notre boutique en ligne.

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