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Ukraine. 300 jours de guerre, une paix toujours bloquée

Lancée le 24 février, l’invasion de l’Ukraine a duré 300 jours. Lundi, une nouvelle attaque aérienne russe a visé des infrastructures dans la capitale Kyiv et une douzaine de régions. « Toute la nuit, des drones ennemis ont tenté de frapper des sites énergétiques »premier « une situation difficile pour le système énergétique » et  » Coupures de courant « , a déclaré l’opérateur national Ukrenergo sur Telegram. De son côté, le ministère russe de la Défense assure que ces frappes visent des installations militaires et énergétiques afin de perturber « le transfert d’armes et de munitions de production étrangère ». Moscou a également dénoncé les frappes ukrainiennes qui ont frappé la ville de Donetsk et l’un de ses hôpitaux, mais aussi la région russe de Belgorod.

Avec 200 000 victimes militaires et des dizaines de milliers de morts civils, le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Dans le Donbass, où le conflit dure depuis 2014, la survie reste l’essentiel. L’hiver et le durcissement des affrontements rendent le quotidien des habitants insupportable. Pendant cette période, aucune trêve n’était en cours de discussion (voir encadré). « Aucune proposition n’a été faite par qui que ce soit, ce sujet n’est pas à l’ordre du jour », a encore répété le 14 décembre le porte-parole du Kremlin. En l’absence de cessez-le-feu, quels sont les points de blocage pour engager un processus de paix ?

Les dix points ukrainiens

Depuis dix mois, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, affiche sa détermination à repousser la Russie et à la vaincre. Une nouvelle proposition a été évoquée par les autorités ukrainiennes à plusieurs reprises ces dernières semaines. Au G20, le chef de l’Etat a présenté ses dix points : intégrité territoriale de l’Ukraine, réparations, justice internationale, échanges de prisonniers et de déportés, prévention militaire, nucléaire, sécurité alimentaire et énergétique, environnement…

La première pierre d’achoppement reste donc le retrait des troupes russes. Le président Volodymyr Zelensky affirme « Le contrôle ukrainien sur toutes nos frontières » et « La Russie (réaffirme) l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans le cadre des résolutions de l’ONU », c’est-à-dire à l’intérieur des frontières de 1991. Cette clarification a été accueillie par les autorités russes comme une volonté de ne pas négocier. Pour Moscou, il semble impossible d’abandonner la Crimée et les deux républiques autoproclamées du Donbass : Donetsk (DNR) et Lougansk (LNR). « Bien sûr, il y a les gens là-bas, qui ont subi près de neuf ans de conflit. Sans l’obtention d’un statut particulier, cela risque de se prolonger. Moscou a aussi un intérêt stratégique comme contrôler la mer Noire et la mer d’Azov »analyse un journaliste russe qui doute d’un tel compromis.

Moscou et les objectifs flous

« L’Ukraine, de facto et de jure, ne peut pas et ne veut pas négocier. Les objectifs de la Fédération de Russie seront atteints grâce à la poursuite d’une opération militaire spéciale », a réaffirmé, fin novembre, Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe. Encore une sortie qui questionne les buts de la guerre. « Dénazifier l’État ukrainien » et « Protéger les personnes victimes du génocide de Kyiv » font partie des formulations initiales de Vladimir Poutine en février. Récemment, les référendums dans quatre régions (Lougansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson) pour le rattachement à la Russie, la menace de l’usage de l’arme nucléaire ou les bombardements sur les infrastructures ukrainiennes remettent en cause. Ces attaques « pour une bonne partie d’entre eux, ce sont des crimes de guerre, ils (visent) des infrastructures civiles, des civils eux-mêmes (…) Ce n’est pas la nature de l’opération spéciale qu’il avait lancée »qui était un « conquête territoriale », a condamné Emmanuel Macron. Certains craignent de nouvelles offensives, la puissance russe souhaitant éviter de subir une guerre désastreuse pour son opinion. « Nous sommes dans une phase préliminaire. Les Russes, pour des raisons évidentes, ont intérêt à négocier. Ces pourparlers n’auront pas lieu avant un autre test des chances militaires où, si les Russes s’effondrent, les Ukrainiens seront tentés de pousser leur avantage encore plus loin. »observe Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Garanties de sécurité

Début décembre, Emmanuel Macron semble prononcer une  » gros mot « . Il croit que le moment venu, il conviendra d’accorder « garantit sa propre sécurité à la Russie le jour où elle reviendra à la table des négociations ». Des propos qui troublent Kyiv, mais aussi les partenaires occidentaux. A l’heure où, au mépris du droit international, l’armée russe contrôle près de 17% du territoire ukrainien, cette position est inaudible. Mais, au moment de la fin du conflit, la question se posera inévitablement. Surtout s’il faut une monnaie d’échange pour que Moscou accepte de se retirer des territoires ukrainiens autrement que par la force.

En décembre 2021, Vladimir Poutine avait demandé le respect de la promesse faite par l’Occident lors de la dissolution de l’URSS. L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ne devrait pas s’étendre plus à l’est, a-t-il averti. En outre, Moscou a également exigé que les troupes de l’Alliance atlantique ne soient pas positionnées dans les anciens pays de l’Est. Organiser la paix en Europe nécessite des assurances pour la Russie. « Ma sécurité n’est jamais garantie si la sécurité des autres n’est pas garantie »a rappelé Reiner Braun, du Bureau international de la paix (BIP), lors du Forum de la gauche, à Athènes, en octobre.

L’Ukraine a également besoin des promesses de sécurité du Kremlin. L’invasion de son territoire piétine le mémorandum de Budapest, signé en 1994, par lequel Kyiv renonce aux armes nucléaires. En échange, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis s’engagent à garantir l’intégrité territoriale de l’Ukraine. De même, les pays européens peuvent exprimer leur mécontentement face à l’installation d’ogives nucléaires russes en Biélorussie au début du conflit.

Gaël De Santis et Vadim Kamenka


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Cammile Bussière

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