Skip to content
Trois policiers condamnés à 15 mois de prison après la mort d’Amadou Koumé en 2019

La justice a condamné mardi trois policiers à 15 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, après la mort d’Amadou Koumé, lors de son interpellation dans un bar de la capitale, le 6 mars 2015.

Après plus de sept ans, l’heure est au jugement dans l’affaire Amadou Koumé. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mardi 20 septembre, trois policiers à 15 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, après la mort du père interpellé dans un bar de la capitale, le 6 mars 2015.

L’homme de 33 ans, ce soir-là en crise de démence, a succombé à une « asphyxie mécanique lente », liée à deux clés d’étranglement et à son maintien au sol pendant un total de plus de six minutes sur le ventre, les mains menottées. derrière leur dos.

Le tribunal a prononcé la même peine contre Anthony B., 46 ans, le gardien de la paix qui a commis les gestes d’étranglement, Sébastien P., 48 ans, à l’époque brigadier, qui a appuyé son genou sur le bas du dos et sur le bras d’Amadou Koumé, et Major Didier M., 62 ans, le plus haut gradé ce soir-là.

Fautes

Ils ont été reconnus coupables de « fautes » directement liées à la mort d’Amadou Koumé, la première pour son usage de la force, « certes légitime », mais « insuffisamment maîtrisé », ainsi que pour avoir laissé M. Koumé en position ventre sans s’enquérir. sur son état de santé.

Sébastien P. a fait preuve d’un « manque évident de discernement » en ne « s’intéressant pas à (son) état de santé après une interpellation très mouvementée » et alors qu’il ne représentait plus « aucun danger », selon le tribunal.

Didier M. s’est rendu coupable « d’une succession de négligences et de manquements » en tant que « responsable de l’opération », présent dans le bar, lors du transport en camionnette et à l’arrivée au commissariat, où le décès de M. Koume a été déclaré .

Plus de sept ans après ce décès, la famille, dont la plainte au civil avait relancé les investigations après un dépôt sans suite, était venue entendre la décision au tribunal jeudi matin.

« La peine est relativement clémente »

« Entendre le mot coupable est naturellement une satisfaction dans un tel cas, mais la peine est relativement clémente, donc il y a un peu de justice qui est rendue », a tranché Me Eddy Arneton, leur avocat.

« Cela ne ramènera pas Amadou Koumé, néanmoins sa famille connaît maintenant précisément les circonstances dans lesquelles il est mort et sait aussi que sa mort était due à des policiers, donc c’est une démarche, et nous nous félicitons comme telle », a-t-il ajouté.

L’avocat d’Anthony B. s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat. La défense, qui avait plaidé en liberté lors du procès du 27 juin au 4 juillet, dispose de dix jours pour faire appel. Le procureur avait requis un an de prison avec sursis contre les trois policiers.

Une technique controversée, la clé d’étranglement, interdite dans la gendarmerie et officiellement remplacée en 2021 dans la police, est au cœur de plusieurs enquêtes ouvertes après la mort d’hommes interpellés.

Avec l’AFP

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.