Nouvelles du Canada

Trois constats sur le 1-0 Belgique-Canada


C’est le monde du soccer qui pourra tirer toute une leçon de la défaite 1-0 du Canada face à la Belgique : les Reds avaient raison. Dans cette Coupe du monde où il n’y a pas de surprise, ils pouvaient y croire. Ils auraient pu – auraient dû ? – gagner.

Les Belges ont raté leur match, mais leurs adversaires y sont pour beaucoup. L’appareil de John Herdman a largement empêché les relances courtes des Devils. Lorsqu’ils ont enfin trouvé Kevin De Bruyne entre les lignes, ce dernier s’est montré étrangement hésitant. C’est en faisant passer le ballon au-dessus de tout le monde que la Belgique a ouvert le score.

Auparavant, les Canadiennes avaient été omniprésentes dans le dernier tiers. Tajon Buchanan, remuant au possible, mettait en difficulté les défenseurs adverses. Stephen Eustaquio s’est comporté comme un vrai meneur de jeu, sauf peut-être à partir d’une phase arrêtée. Même Atiba Hutchinson a inscrit un but qui aurait bien pu devenir le premier but du Canada en Coupe du monde masculine.

Mais c’est du haut niveau. Vous devez être décisif dans des situations cruciales. Ce n’est pas la première fois que les Canadiens ont des regrets après avoir affronté des adversaires qui auraient pu – devraient? – gagner.

Souvenez-vous de leur discours après le match nul 1-1 au Mexique lors des qualifications : ils avaient le sentiment d’avoir raté une occasion de s’imposer. Ils ont appris de cela et quelques semaines plus tard, ils ont battu les Mexicains à Edmonton.

Davies, à la maison

Si Alphonso Davies dort bien après cette soirée, qu’il donne sa recette à l’humanité, et vite, car il pourrait éradiquer l’insomnie de la surface de la Terre.

Thibaut Courtois (à droite) a sauvé le penalty d’Alphonso Davies.

Photo : Getty Images / Julian Finney

Au-delà du tir au but que Thibaut Courtois a stoppé, Davies n’a pas trouvé efficacement ses partenaires. Il a réussi des mouvements techniques intéressants, alors qu’ils n’étaient pas spectaculaires. Les chevilles de Youri Tielemans s’en souviendront longtemps. Mais dans le jeu, c’était un de ces jeux à oublier.

Ce Davies rappelait un peu celui vu, revenons-y, à Edmonton il y a un an. C’était son grand retour, une chance pour la fierté locale de marquer le coup dans un stade où il s’était jadis faufilé pour assister à quelques minutes d’une Coupe Grey, un spectacle qui l’avait rebuté. .

Dans le premier des deux matchs qui s’y présentaient, contre le Costa Rica, Davies avait trop voulu en faire. Le Canada n’est pas mal sorti de cette victoire 1-0, mais il était légitime de se poser des questions.

Qu’avait répondu John Herdman ? Que l’envie de jouer était ce qui avait forgé Alphonso Davies, et qu’il n’allait pas ne jamais retirer ça de son jeu.

Quelques jours plus tard, contre le Mexique, Davies n’avait pas été transcendant, mais il avait certainement semblé plus à l’aise, plus apte à jouer avec ses partenaires. C’est ce que Herdman espère. A condition que Davies tienne le coup physiquement.

L’homme du match ?

À son premier match à la Coupe du monde masculine en 36 ans, dans le but de marquer le tout premier but du pays dans cette compétition, le Canada avait Thibaut Courtois devant lui.

Quel jeu cruel, le football.

Kevin De Bruyne a admis qu’il ne comprenait pas pourquoi il avait reçu le titre de joueur du match. S’il fallait absolument regarder l’équipe gagnante – parce que Kamal Miller, en tout cas – le grand gardien du Real Madrid aurait été un juste vainqueur.

Ce n’est pas seulement décisif quand ça chauffe. Le placement de Courtois est impeccable. Son anticipation est remarquable. Lorsque Cyle Larin décroche une tête qui autrement aurait senti le but en plein visage, Courtois donne l’impression qu’il attrape un ballon à l’entraînement. Son sens du jeu facilite les arrêts difficiles.

Il faut se méfier d’un échantillon unique lorsqu’il s’agit de statistiques avancées, mais la plupart des modèles soutiennent qu’avec la qualité de leurs chances, le Canada aurait bien pu marquer deux ou même trois buts. Cela correspond à la physionomie du jeu.

Un mot sur le Maroc-Croatie

Il fallait se lever tôt pour repérer les futurs rivaux du Canada, mais le café est toujours meilleur devant un match de soccer. La science le dit.

Le Maroc et la Croatie ont offert un 0-0 aux puristes, mais John Herdman le mangera sans doute avec un bel appétit. Le Canada s’y attendait certes déjà, mais le défi sera immense dans le dernier tiers face à ses deux prochains adversaires, qui ont présenté tous les arguments possibles pour le confirmer.

S’il est vrai qu’il n’y avait pas d’avant-centre particulièrement prolifique sur le terrain, les deux défenses étaient hermétiques à souhait. Le ballon s’est surtout accroché aux pieds croates, mais les Marocains ont rendu cette possession stérile. Il y avait un mur devant le quatuor défensif du nom de Sofyan Amrabat, et les statistiques corroborent les observations.

La suite le 27 novembre, avec Belgique-Maroc et Canada-Croatie.

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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