« Terrorisé » et « martyré » : le calvaire d’un professeur victime de viol et de chantage par des adolescents à Vienne

[ad_1]
Ils étaient âgés de 14 à 17 ans au moment des faits. Sept jeunes hommes ont comparu depuis lundi 6 octobre devant le tribunal régional de Vienne (Autriche), accusés d’avoir violé un enseignant après l’avoir fait chanter, détaillent le quotidien Kurier et la télévision publique Örf.
Selon son avocat, la victime a été « martyrisée » par l’accusé. A l’origine, l’enseignante avait entamé une relation avec un de ses anciens élèves en avril 2024. L’adolescente, 16 ans, n’était plus son élève au moment des faits et adulte sexuellement. Le parquet a donc exclu tout « lien d’autorité » entre les deux partenaires, d’autant que ce dernier avait affirmé son consentement à un rapport sexuel.
Menacée par les amis de son ancien élève
Toujours en couple avec l’enseignant de 29 ans, l’adolescent a organisé une fête chez lui en mai 2024, à laquelle il convie plusieurs de ses amis. Parmi eux, un ressortissant irakien de 15 ans et un citoyen roumain de 17 ans qui ont appris que la victime et leur ami avaient eu des relations sexuelles. Au cours de la soirée, ces deux garçons ont consommé une grande quantité d’alcool, avant d’exercer une pression considérable sur le professeur en la menaçant de révéler la liaison qu’elle entretenait avec leur ami mineur.
La victime s’est déclarée « terrorisée » par le principal accusé, celui âgé de 15 ans, selon les propos rapportés par le procureur. « Il l’a notamment menacé de publier des photos prises lors d’un meeting dans son appartement, devant l’école », explique la télévision publique.
(2/2) Patrick Tissier : Le tueur qui a conduit la France à créer la « vraie perpétuité »
Crime Story raconte chaque semaine les grandes affaires criminelles.
Suite à ses menaces, l’enseignante a été mise en arrêt maladie par un médecin à la rentrée 2024, après avoir rompu avec son ancienne élève. Mais le harcèlement des adolescents à son encontre continue, jusqu’à ce qu’ils l’agressent sexuellement fin novembre 2024, sur sa terrasse, en le filmant.
Des mois de chantage et d’attaques
Et le calvaire ne s’est pas arrêté là : les adolescents ont utilisé les images de l’agression en leur possession pour poursuivre leur chantage. L’institutrice devait leur mettre à disposition son appartement pour qu’ils organisent des soirées, mais devait aussi financer les vacances, les repas et le tabac. C’est durant cette période que la victime aurait subi des viols de la part de plusieurs membres du groupe.
Selon un rapport psychiatrique obtenu au cours de l’enquête, la femme souffrait de dépression chronique et de stress post-traumatique en réaction à une agression sexuelle, ce qui équivaut à de graves lésions corporelles. Le principal accusé, âgé de 15 ans, a évoqué lors de son arrestation les relations accordées, mais fait toujours partie des trois inculpés qui ont choisi de plaider coupable. A ses côtés, le garçon de 17 ans, mais aussi un jeune de 15 ans de nationalité afghane.
L’accusé également poursuivi pour le cambriolage du domicile de la victime
Ces trois adolescents sont poursuivis pour viol, abus sexuels sur personne sans défense et contrainte sexuelle. Au-delà des abus sexuels infligés à l’enseignante, les deux garçons âgés de 15 ans sont également soupçonnés de s’être introduits par effraction au domicile de l’enseignante en pleine nuit en janvier, alors qu’elle était à l’étranger.
Aidé par un autre complice de 14 ans, ils avaient volé des bijoux, des montres, des lunettes de soleil et d’autres objets de valeur, avant de mettre le feu à l’appartement. L’adolescent irakien a également reconnu ce cambriolage ; Il serait entré dans l’appartement par la porte-fenêtre à l’aide d’un marteau. C’est en marge de l’enquête sur les causes de l’incendie de son appartement que la jeune femme presque trentenaire s’est confiée aux policiers et que ceux-ci ont pu interpeller les suspects.
De son côté, le jeune homme avec qui l’enseignant était en couple est également accusé de vol dans cette affaire, après avoir reconnu le lacin de 800 euros avec son ex-ami. Il réfute en revanche toute implication dans les faits ultérieurs et déclare qu’il n’avait « parlé de leur relation que par deux de ses meilleurs amis », mais que « l’information s’était répandue ». Le verdict est attendu le 20 octobre.
[ad_2]
Source link




