Pour Richard Ferrand, c’est le jour de la vérité. L’ancien président de l’Assemblée nationale a été proposé par Emmanuel Macron à la tête du Conseil constitutionnel, remplaçant Laurent Fabius, mais sa nomination est soumise à l’avis des deux lois du Parlement. Il a été auditionné mercredi 19 février par la Commission du droit de l’Assemblée nationale à partir de 8 h 30 le mercredi 19 février et par celle du Sénat à partir de 11 h, avant le vote des deux organismes. Suivez notre direct.
• Un système de vote particulier. Au cours du vote, les votes des lois de l’Assemblée et du Sénat seront enregistrées ensemble et, si les trois cinquièmes des parlementaires présentent s’opposer à cette nomination, elle sera rejetée. Dans l’hypothèse maximale de 73 voix exprimées à la Commission du droit de l’Assemblée et 49 voix exprimées au Sénat, la nomination ne pourrait donc pas avoir lieu s’il y avait un total d’au moins 74 voix contre.
• Quelques inconnues sur la position des groupes. À gauche, les membres de l’Assemblée nationale et des commissions du Sénat voteront contre cette nomination, comme les députés Les Républicains, qui ont agi mardi. D’un autre côté, leurs collègues LR au Sénat n’ont pas encore parlé, comme les députés du rassemblement national. Un vote contre ces parlementaires pourrait empêcher l’ex-dépensier de Finistère de prendre les devants des sages à partir de mars.
• Deux autres candidats ont auditionné. Richard Ferrand n’est pas le seul candidat à être interrogé par les parlementaires mercredi, car Laurence Vichnievsky et Philippe Bas transmettront également le gril des lois. Les candidats respectifs de Yaël Braun-Pivet, président de l’Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat, tenteront également de ne pas rejoindre les trois cinquièmes des votes contre eux.
La motion de censure socialiste examinée à la fin de la journée. Après ces audiences et votes, dont les résultats seront connus dans le processus, l’Assemblée nationale examinera à 17 h 30 le mouvement de censure des députés socialistes, qui accusent le gouvernement de François Bayrou de « Consultez des passions tristes de l’extrême droite ». Cependant, cette motion n’a aucune chance de réussir, car le rassemblement national a annoncé qu’il ne soutiendrait pas cette initiative destinée à faire en sorte que le congé de Béarnais de Matignon.