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son ex-coéquipière Aminata Diallo libérée

L’internationale française de football Aminata Diallo a été libérée et placée sous contrôle judiciaire mercredi dans le cadre de l’enquête sur l’agression de son ancienne coéquipière au PSG, Kheira Hamraoui. Le parquet de Versailles a immédiatement fait appel.

Après cinq jours de détention provisoire, elle sort de prison : la footballeuse Aminata Diallo, mise en examen pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs » dans l’enquête sur l’agression de son ex-coéquipière au Paris SG Kheira Hamraoui, a été libérée et placée le mercredi 21 septembre sous contrôle judiciaire.

Une décision pourtant immédiatement contestée par le parquet de Versailles, qui a fait appel. « L’affaire sera examinée par la chambre de l’instruction dans un délai de deux mois », a-t-il déclaré à l’AFP.

L’internationale (7 sélections en équipe de France), sans club depuis que le contrat qui la liait au PSG a expiré en juin 2022, a dû verser une caution de 30 000 euros. Son contrôle judiciaire prévoit qu’elle doit vivre avec son père à Grenoble, sa ville natale, avec un contrôle hebdomadaire et une interdiction de contact avec les joueurs et le club du PSG.

« La rage médiatique »

Considéré comme le commanditaire de cet attentat commis en novembre 2021 à Chatou (Yvelines), le joueur a participé mercredi au débat devant la juge des libertés et de la détention (JLD), à Versailles. Elle est arrivée à l’audience menottée et vêtue d’un jogging noir, d’une doudoune et de baskets noires, le visage fermé et les yeux hagards.

Les débats se sont déroulés à huis clos à la demande du parquet et de la défense car « les fuites colossales de l’enquête servent Mme Diallo », a estimé l’un de ses avocats, Me Romain Ruiz, lors de l’audience.

« Aujourd’hui, il n’y a rien dans le dossier qui permette de lier Aminata Diallo aux agresseurs et à l’agression subie par Kheira Hamraoui », a déclaré dans la soirée un autre de ses avocats, Me Mourad Battikh, sur le plateau de l’émission TPMP, le C8. « Il n’y a aucun élément matériel », a-t-il ajouté, dénonçant un « acharnement médiatique » contre son client.

Quatre hommes la désignent comme « marraine »

Dans cette affaire, quatre hommes nés entre 1999 et 2003 ont également été mis en examen pour les mêmes chefs d' »association de malfaiteurs » et de « violences aggravées ». Deux ont été incarcérés et deux placés sous contrôle judiciaire.

En garde à vue, interrogés par les enquêteurs de la Brigade de prévention de la délinquance (BRB) de la police judiciaire, ils ont mis en cause Aminata Diallo, présentant l’ancien joueur du PSG comme « le commanditaire des violences, pour lui permettre d’occuper la place de victime dans les futures compétitions ». « , selon le parquet.

Mais la suite exacte des événements n’est pas encore clairement établie par les enquêteurs. Parmi les quatre hommes poursuivis, l’un a reconnu avoir donné des coups de pied, les trois autres ont déclaré avoir été présents sur les lieux de l’agression.

Le 4 novembre 2021, à Chatou, Kheira Hamraoui a été attaquée à coups de barre de fer et battue aux jambes par deux hommes, devant Aminata Diallo, alors que les deux joueurs rentraient ensemble en voiture d’un dîner d’équipe. Diallo a d’abord été placé en garde à vue avant d’être relâché sans poursuites.

Une « haine »

Le joueur, au coeur de cette affaire, nourrissait « la haine » contre Hamraoui sur fond de rivalité sportive, selon le rapport d’enquête cité par Le Parisien et confirmé à l’AFP par une autre source proche du dossier.

Mise sur écoute par les enquêteurs, elle serait également en contact étroit avec César M., agent de joueurs, avec qui elle aurait exercé des pressions durant l’enquête, selon ce rapport.

Les relations de Kheira Hamraoui avec plusieurs de ses coéquipières, notamment Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani, s’étaient fortement détériorées après l’attentat, cette dernière l’accusant de la première garde à vue d’Aminata Diallo.

L’instruction a été étendue au chef d’« escroquerie organisée », mais dans cette section, aucune mise en examen n’a pour l’instant eu lieu.

L’attaque avait valu à Kheira Hamraoui plusieurs points de suture aux jambes et aux mains et fortement perturbé sa saison 2021-2022 durant laquelle le milieu de terrain, sous contrat avec le PSG jusqu’en 2023, avait été écarté du groupe. . Elle a été réintégrée dans l’équipe du PSG mardi et était présente mercredi soir dans les tribunes du stade Jean-Bouin à Paris, où les féminines du PSG ont battu les Suédoises de Häcken lors du match aller de la Ligue des champions.

« Que mon honneur soit lavé »

« Aujourd’hui, je fais confiance à la justice pour faire éclater la vérité et blanchir mon honneur. J’ai hâte que mon nom soit à nouveau associé uniquement aux pages sportives et quitte les colonnes juridiques », a-t-elle déclaré. a écrit dans un communiqué publié samedi sur les réseaux sociaux.

Le message est accompagné de photos montrant les blessures aux mains et aux jambes résultant de son agression, une agression au cours de laquelle, dit-elle, elle « a cru mourir » et qui « la hante jour et nuit ».

Avec l’AFP

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