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Sols contaminés : le ministère de l’Environnement n’a toujours pas lancé d’étude |  Arsenic Rouyn-Noranda


En novembre 2020, le DSPu a publié un rapport avec les résultats d’une étude d’analyse de sol à Rouyn-Noranda. Nous avons appris que 23 % des lots résidentiels échantillonnés dépassaient les concentrations limites d’arsenic, de cadmium et de plomb, seuils fixés par le Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains.

La plupart des terrains résidentiels les plus contaminés sont situés dans le secteur urbain de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio Canada

Dans ce même rapport, le DSPu a recommandé au ministère de l’Environnement de poursuivre la caractérisation du sol pour mieux comprendre l’étendue de la contamination. La réhabilitation des terrains résidentiels dont les sols dépassent l’un des seuils a également été recommandée.

Par contre, le ministère de l’Environnement n’a entrepris aucune étude à ce jour.

Dans une réponse écrite à une demande d’accès à l’information transmise par Radio-Canada concernant l’étude des sols contaminés, le ministère précise que :

Après vérification, nous vous informons que le Ministère ne détient aucun document nous permettant de répondre à votre demande. Aucune étude n’a été entreprise suite aux recommandations de la Direction de la Santé Publique.

Le ministre Benoit Charette avait pourtant affirmé, en décembre 2020, que le ministère passerait à l’étape suivante au printemps 2021.

On peut lire dans le rapport :

Plusieurs éléments indiquent que la contamination des terrains résidentiels du périmètre urbain de Rouyn-Noranda est vraisemblablement attribuable aux retombées atmosphériques générées depuis près d’un siècle par la Fonderie Horne.

La commission d’arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) déplore l’absence de suivi.

Ce n’est clairement pas normal. On s’attendrait à ce qu’il y ait des suites. La Santé publique est là pour s’assurer que tout est en place afin qu’il n’y ait aucune menace pour la santé. Ils ont découvert qu’il y avait des risques associés aux sols contaminés. Il faut donc aller plus loin. Nous attendons du ministère de l’Environnement qu’il fasse son travaildéclare Nicole Desgagnés, membre du comité ARET.

Sols contaminés : le ministère de l’Environnement n’a toujours pas lancé d’étude |  Arsenic Rouyn-Noranda

Nicole Desgagnés, membre du Comité d’arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET).

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Elle rapporte que des citoyens sont inquiets, dont plusieurs parents qui savent que leurs enfants jouent sur des terrains parfois contaminés.

Nous ne pouvons pas les empêcher de jouer dans le sable. Bien sûr, on peut faire des choses basiques : se laver les mains, épousseter, tout ça, mais il reste que ce sont des enfants qui jouent avec leur petite pelle et leur camion et qui sont dans le sable, souligne Nicole Desgagnés. Il est important que nous limitions au minimum tous ces produits toxiques dans notre environnement.

Une demande d’entrevue a été faite au DSPumais nous avons été redirigés vers le comité interministériel responsable du dossier de l’arsenic à Rouyn-Noranda.

Dans une réponse envoyée par courriel le 27 avril, le service des communications du DSPu indique que d’importantes discussions sont en cours avec le MELCC concernant le suivi des recommandations issues des différents rapports émis par le DSPu. De plus, une rencontre du comité consultatif de suivi de l’étude de biosurveillance aura lieu au cours des deux prochaines semaines.

Au moment de publier cet article, le ministère de l’Environnement indiquait que notre demande d’entrevue sur ce dossier était toujours en cours de traitement.

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