Réécrit significativement par rapport à la version des députés et largement adopté mardi au Sénat, le texte sera désormais examiné par une commission mixte pour son adoption avant l’inauguration du salon agricole, le samedi 22 février.
Little suspense ce mardi 18 février au moment du vote du Sénat sur le projet de loi sur l’orientation agricole. Après une semaine d’examen longtemps retardée par la censure du gouvernement Barnier, la chambre haute a largement adopté le texte construit autour du concept de « Souventaine alimentaire »avec l’objectif affiché d’accélérer l’arrivée de nouvelles générations d’agriculteurs soulagés de certaines contraintes environnementales. Les sénateurs ont considérablement réécrit la copie à laquelle l’assemblée avait abouti au printemps.
Les députés et les sénateurs ont deux visions distinctes sur ce texte qui regroupent des sujets très divers – formation, haies ou même statut de chiens de protection contre le troupeau. Les parlementaires des deux chambres essaieront de mardi soir pour arriver à une version commune lors d’une commission mixte (CMP), à Extremis avant l’ouverture du salon agricole samedi.
L’agriculture est désormais « l’intérêt général majeur »
Comme l’exige la première syndicat agricole, la FNSEA, l’une des mesures phares consacre l’agriculture au rang de« Intérêt général majeur ». Objectif: nourrir la réflexion du juge administratif et faciliter le cours des structures de déduction de l’eau ou des bâtiments de reproduction hors sol lorsqu’ils sont équilibrés avec un objectif de préserver l’environnement. Les élus et les avocats doutent de la portée du système, la protection de l’environnement avec une valeur constitutionnelle, tandis que cet intérêt général majeur est inclus dans une loi simple.
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Le texte transporte également l’agriculture dans le domaine de la protection de « Intérêts fondamentaux de la nation » Défini dans le code pénal et dont les dommages sont durement sanctionnés. Le Sénat est allé plus loin dans ce rééquilibrage entre les projets agricoles et environnementaux en établissant un principe critiqué de « Non-régression de la souveraineté alimentaire »Une sorte de miroir de la non-régression environnementale déjà consacrée. Lors de l’initiative du droit, le Sénat a également rejeté la plupart des références à la « Transition écologique et environnementale » Dans les objectifs des politiques agricoles, la préférant au concept plus neutre « Adaptation ».
Nouveau diplôme et une boutique de stop
Le projet de loi a l’intention de donner un cadre d’action au monde agricole pour relever deux défis majeurs: attirer les armes face aux départs de retraite massifs attendus dans les dix ans et adapter les systèmes de production au changement climatique. À ce stade, il se fixe comme un objectif « 400 000 fermes » D’ici 2035, et 500 000 paysans travaillant sur ces opérations pour 2035. Un nouveau diplôme au niveau BAC + 3 serait également créé, qui pourrait être baptisé « Bachelor Agro » Si la proposition du gouvernement – conservée par le Sénat – demeure. Il met en place une fenêtre unique du Ministère (France Services Agriculture, renommée des installations de France, les transmissions au Sénat) pour soutenir les agriculteurs souhaitant régler ou céder leur opération.
Le texte prévoit également un « Diagnostic modulaire » censé aider les jeunes agriculteurs à retrouver des fermes en leur fournissant des informations sur « Viabilité économique, environnementale et sociale » fermes. Le Sénat a également encouragé le gouvernement à créer un « Aide dans le passage du relais » Pour les agriculteurs à la fin de leur carrière qui mettent leurs terres à la disposition des acheteurs.
Décriminalisation des dommages environnementaux
Le texte accorde une présomption d’urgence en cas de litige autour de la construction d’une réserve d’eau pour l’irrigation. Objectif: réduire les délais de procédure. Cette présomption d’urgence concernera également des projets d’élevage, dont les permis de construire font régulièrement l’objet de l’appel des associations de défense naturelle. De plus, les parlementaires ont fait un pas vers un « Droit à l’erreur » agriculteurs, approuvant le fait que « Bonne foi » un opérateur « Est présumé » lors d’un contrôle administratif.
Un article, clairement étendu au Sénat, révise l’ampleur des peines en cas de dommages environnementaux en dépérissant largement ces infractions lorsqu’ils ne sont pas engagés « Intentionnellement »en faveur d’une simple amende administrative de 450 euros maximum. Les députés de gauche le voient comme un renversement du fardeau de la preuve, ou même un « Licence pour détruire l’environnement »Ce qui, en outre, ne concernerait pas seulement les agriculteurs. La FNSEA a estimé que le principal obstacle à la plantation des haies était la millefeuille administrative, avec « 14 réglementations différentes »en particulier pour les opérations impliquant la destruction d’une haie.