Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles

Sébastien Lecornu rend son exemplaire après 48 heures

[ad_1]

Deepfakes de JFK, Bob l’éponge cuisinant de la méthamphétamine et excès extrémistes : le lancement de Sora 2, la nouvelle IA vidéo d’OpenAI, a vite tourné au chaos. Entre problèmes de droits d’auteur, désinformation et consommation d’énergie folle, Sam Altman doit déjà revoir sa copie.

Fin 2024, OpenAI a dévoilé Sora, un modèle d’intelligence artificielle capable de générer des vidéos à partir d’un simple texte. Des extraits souvent imparfaits, mais déjà saisissants, mêlant animation stylisée et réalisme inquiétant. L’industrie a immédiatement compris l’ampleur du séisme : là où certains y voyaient une révolution créative, d’autres craignaient une ère de désinformation visuelle. Hollywood était divisé sur la manière d’intégrer cette technologie sans perdre son âme. En mars, OpenAI a même organisé une projection privée de onze courts métrages entièrement produits par Sora à Los Angeles.

Près d’un an plus tard, la fièvre de l’IA ne s’est pas calmée, bien au contraire. La société de Sam Altman vient de présenter Sora 2, une version plus avancée, « plus réaliste, plus contrôlable et plus précis physiquement »promet la firme, avec dialogues et effets sonores synchronisés. Altman se dit « plus enthousiasmé que jamais par un nouveau produit ».

Mais malgré le battage médiatique, le lancement a rapidement déraillé.

Deepfakes et déviations idéologiques

Grande nouvelle : Sora 2 sert désormais de base à une application grand public baptisée Sora, une sorte de TikTok entièrement propulsé par l’IA. Les utilisateurs publient, aiment et remixent les vidéos générées par le modèle. Le jour même du lancement, un employé d’OpenAI se vantait d’avoir publié le premier « bourdonner » : une fausse vidéo de Sam Altman volant des cartes graphiques, ces précieux GPU nécessaires à l’entraînement de l’IA.

L’effet boule de neige a été immédiat. D’autres internautes ont repris l’idée, puis la machine s’est emportée : on a vu de faux enregistrements de John F. Kennedy ou de Martin Luther King Jr., des séquences plaçant les internautes à l’assaut du Capitole, ou encore des vidéos racistes destinées à provoquer l’indignation.

Certains détournements ont fait sourire – comme un faux sketch de Tupac dans l’émission Mister Rogers ou une publicité fictive des années 1990 pour un jouet inspiré de l’île privée de Jeffrey Epstein – mais beaucoup ont pris une tournure bien plus inquiétante.

Bob l’éponge, Ronald et les avocats

Le cauchemar juridique ne s’est pas fait attendre. Sur la plateforme, les premières heures ont vu apparaître Pikachu, Ronald McDonald, Peter Griffin et des personnages de South Park. Et surtout : Bob l’éponge cuisinant de la méthamphétamine ou portant une moustache hitlérienne.

« On dirait qu’OpenAI cherche à être poursuivi en justice »» a plaisanté un utilisateur sur X, images à l’appui.

Trois jours plus tard, OpenAI changeait de ton. Alors qu’elle prônait d’abord un modèle « se désengager » — toute œuvre soit utilisable sauf objection des ayants droit — l’entreprise a dû mettre en place en urgence un système « s’inscrire » : seules les marques ou titulaires de PI ayant explicitement donné leur consentement pourront désormais apparaître dans Sora.

« Certaines zones d’ombre pourraient passer entre les mailles du filet »reconnaît Altman, promettant des filtres plus stricts. Les utilisateurs ont déjà commencé à recevoir des messages d’erreur suggérant un « similarité avec du contenu tiers ».

Explosion d’énergie

Autre conséquence inattendue : le déficit énergétique de la plateforme.

« Les utilisateurs génèrent beaucoup plus de vidéos que prévu, souvent pour un public très restreint »admet Altman. Selon la revue technologique du MIT, la création d’une courte vidéo non HD consommerait jusqu’à 700 fois plus d’énergie qu’une image fixe de haute qualité.

Selon Forbes, les futurs datacenters d’OpenAI devraient consommer autant d’électricité que New York et San Diego réunis, soit plus de 15 gigawatts. L’entreprise, qui collabore avec Oracle, SoftBank, Nvidia et désormais AMD, prévoit d’en mobiliser plus de 20, soit l’équivalent de 20 centrales nucléaires.

Une frénésie énergétique qui met déjà sous tension le réseau américain, et menace les ressources en eau nécessaires au refroidissement des serveurs.

Une course sans fin à l’IA

Face à OpenAI, la concurrence n’est pas désarmante. Google a lancé Veo 3, Midjourney ajoute une fonction vidéo et Elon Musk pousse son modèle Grok Imagine au sein de xAI. L’intéressé, ancien co-fondateur d’OpenAI devenu un farouche critique, loue « des progrès spectaculaires»… même si les vidéos qu’il partage se limitent à des animations d’héroïnes d’anime en tenues moulantes.

Pour l’instant, Sora 2 garde une longueur d’avance technologiquement. Mais rien ne dit que cette frénésie de vidéos 100% IA survivra à l’effet de mode. Tant qu’elle ne trouvera pas un sens au-delà du buzz éphémère, l’industrie de l’intelligence artificielle risque de s’épuiser à poursuivre son propre mirage.

Par Miles Klee

Traduit par la rédaction

[ad_2]

Grb2

Bouton retour en haut de la page