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L’adaptation de Walk or Die, un vieux roman de Stephen King, sonne comme une parabole suffocante de l’autoritarisme devenu une cruelle réalité.
Dans une note d’intention adressée à la presse, Francis Lawrence, le réalisateur de Marche ou creve (ou La Longue Marche en version originale), explique qu’au-delà du concept, des émotions et des personnages, ce qui lui tient à cœur, c’est la manière dont le film résonne comme une métaphore de l’érosion du rêve américain.
Comment son intrigue, son sens, restent résolument actuels pour un roman écrit en 1967 par Stephen King (également impliqué ici dans la réalisation), comme une allégorie de la guerre du Vietnam et où les jeunes ne voient d’autre possibilité de s’en sortir financièrement que de risquer leur vie.
Érigé et expliqué par un chef militaire retors (Mark Hamill délicieusement en décalage avec ses convictions personnelles abondamment exposées sur les réseaux sociaux), le « principe » de l’enjeu à travers une Amérique en léthargie, où les routes et les villages sont désertés jusqu’à son épilogue, est aussi simple que radical : une marche sous surveillance permanente qui ne permet ni ralentissement ni pause, celles-ci débouchant immédiatement sur une alerte qui ne disparaîtra qu’après trois heures de conduite, euh, impeccable, trois avertissements – où éventuelle sortie… de route – conduisant à une « désactivation immédiate ». Bref, une balle dans la tête…
Gardez donc le rythme. Condition sine qua non de survie. La survie du plus fort, allusion à peine voilée aux préceptes darwiniens ? Un peu, beaucoup. Mais si le déroulement du film sait à son tour garder le rythme et surtout notre attention au-delà d’un postulat assez faible, c’est parce qu’il vaut moins pour ce qu’il montre ou raconte que pour ce qu’il fait résonner.
Car s’il n’en reste qu’un sur la ligne d’arrivée – autre allégorie de l’obsession américaine de toujours vouloir être le premier, quitte à n’être… que le dernier –, ce ne sera pas sans éluder bien des questions derrière un cadre de base outrancier et volontairement violent. Des questions qui, lâchement et en désordre, tournent autour de la culpabilité, de la lâcheté, des limites de l’esprit de compétition et des mérites de l’entraide. De là, le refus de l’autoritarisme décliné jusqu’à l’absurdité.
En conclusion de sa note d’intention, Lawrence dit qu’il souhaite que le public quitte la salle en réfléchissant non seulement à ce qu’il a vu mais aussi au monde dont il fait partie. En avant, marchez !
Xavier Bonnet
Retrouvez cette critique sur le film Marche ou creve dans notre n°176, disponible en kiosque et via la Fnac.
Distribution :
- Cooper Hoffman dans le rôle de Raymond Garraty
- David Jonsson : Peter McVries
- Garrett Wareing dans le rôle de Stebbins
- Tut Nyuot : Arthur Baker
- Charlie Plummer dans le rôle de Gary Barkovich
- Ben Wang dans le rôle de Hank Olson
- Roman Griffin Davis dans le rôle de Curley
- Mark Hamill : le major
- Jordan Gonzalez dans le rôle de Richard Harkness
- Joshua Odjick dans le rôle de Collie Parker
- Judy Greer : Mme Garraty
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