réunion de crise en Allemagne pour lever l’interdiction prévue

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La crise touche les grands constructeurs qui, outre le manque d’infrastructures, sont à la traîne par rapport aux modèles électriques chinois de qualité et moins chers.
Le chancelier allemand Friedrich Merz reçoit ce jeudi 9 octobre les acteurs clés d’une industrie automobile en crise et qui cherche à lever l’interdiction prévue des moteurs thermiques dans l’UE, faute de pouvoir résister à la concurrence chinoise dans la mobilité électrique. Le chef du gouvernement et plusieurs ministres discuteront avec les acteurs du secteur, constructeurs, fournisseurs, syndicats, lobbyistes et présidents de régions abritant des bastions automobiles. « Il s’agit de trouver le plus rapidement possible des solutions afin d’offrir des perspectives à cette industrie clé allemande »a déclaré mercredi Stefan Kornelius, porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse.
Les annonces de chute des bénéfices, de suppressions d’emplois et de restructurations soulignent presque chaque semaine la fragilité du modèle économique allemand, longtemps tiré par la demande mondiale et l’énergie bon marché importée de Russie. Entre retard de qualité, modèles électriques chinois moins chers et infrastructures insuffisantes, la crise touche les grands constructeurs – Volkswagen, Audi, BMW, Mercedes-Benz – mais aussi les grands fournisseurs comme Bosch ou ZF, ainsi que tout le réseau de PME sous-traitantes qui constituent l’épine dorsale du secteur.
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Le secteur a perdu plus de 50 000 emplois en un an sur un total d’environ 800 000, selon EY. Outre la concurrence chinoise, les automobiles allemandes souffrent de la hausse des coûts de l’énergie depuis l’invasion russe de l’Ukraine, de la baisse de la demande mondiale et, plus récemment, des droits de douane américains de 15 % imposés aux voitures européennes. Parmi les sujets centraux de « sommet » convoquée par Friedrich Merz, l’interdiction prévue par l’UE de la commercialisation de nouveaux moteurs thermiques à partir de 2035, une mesure destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à favoriser la croissance de la mobilité électrique.
Les constructeurs européens s’élèvent contre cette mesure
De nombreux constructeurs européens souhaiteraient que ce délai soit levé, pour pouvoir s’adapter à une transition électrique jugée plus lente que prévu. Friedrich Merz a plaidé lundi pour son abandon, jugeant la mesure « faux ». De quoi raviver les tensions au sein de sa coalition avec les sociaux-démocrates du SPD, qui souhaitent la conserver. L’UE s’est engagée à commenter prochainement la question. Selon plusieurs médias allemands, un compromis pourrait être proposé à Bruxelles, visant à assouplir l’interdiction sans la supprimer totalement.
Prolonger au-delà de 2035 certains véhicules thermiques équipés de prolongateurs d’autonomie ou d’hybrides rechargeables permettrait « pour assurer la compétitivité de notre industrie et des milliers d’emplois en Europe »a plaidé mercredi Stefan Hartung, PDG de Bosch, premier équipementier automobile mondial. Solutions « factice » pour l’ONG Transport & Environment (T&E), qui a exhorté mercredi le gouvernement à « respecter les objectifs européens » en termes de CO ?.
Un écart de prix de plus en plus réduit
Le ministre des Finances Lars Klingbeil, social-démocrate, veut encourager les Allemands à passer à l’électrique en prolongeant pour cinq ans les avantages fiscaux qui expireront début 2026. Quant aux Verts allemands, ils soulignent constamment que la mobilité électrique est la technologie du futur et qu’une extension des moteurs thermiques ne fera que creuser l’écart de l’Allemagne avec la Chine. Mais finalement, les participants au sommet convoqué par M. Merz « Nous discuterons beaucoup et déciderons peu, d’autant plus que les décisions sont prises au niveau européen »observe Frank Schwope, spécialiste du secteur à l’Université FHM de Cologne.
« Ce dont nous avons besoin en Allemagne, ce n’est pas un énième sommet industriel, mais un programme qui agit sur les coûts et la compétitivité du pays »commente Ferdinand Dudenhöffer, expert du Centre de recherche automobile (CAR) de Bochum. Selon une étude de ce centre publiée mercredi, l’écart entre le prix des voitures électriques et thermiques n’a jamais été aussi faible, rendant, selon elle, injustifiée toute remise en cause de l’interdiction des moteurs thermiques à partir de 2035.
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