Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Bourse Entreprise

Retraites : PME et artisans ouverts à un geste pour ceux qui ont commencé à travailler tôt


Publié le 25 janvier 2023 à 06h30

Le sort réservé par la réforme des retraites aux Français qui ont commencé à travailler tôt suscite des interrogations jusque dans les rangs des employeurs qui soutiennent pourtant le projet du gouvernement. Les organisations patronales représentatives des TPE et PME se disent ouvertes à ce que les parlementaires modifient la durée de cotisation exigée pour certaines personnes entrées jeunes dans la vie active.

« C’est un ajustement qui peut très bien se faire au niveau du Parlement, voilà une ouverture qui pourrait être discutée au niveau de l’Assemblée nationale », a déclaré mardi matin sur France Inter, François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), tout en défendant la nécessité d’une réforme.

Des critiques jusqu’à la majorité

Le dirigeant employeur a notamment été interrogé sur l’opportunité d’abaisser de 44 à 43 ans la durée de cotisation pour les personnes qui ont commencé à travailler à 20 ans. Du fait du report de l’âge légal, de 62 à 64 ans, certains devront en effet partir à la retraite en ayant cotisé un an de plus que la durée de cotisation requise pour la plupart des Français (43 ans à la fin du passage à l’échelle de la réforme).

« Nous sommes favorables à une modification sur les 44 ans, c’est un point que nous avons déjà soulevé », déclare également aux « Echos » Pierre Burban, le secrétaire général de l’U2P, l’organisation représentant les artisans, les commerçants et les professions libérales. Le Medef, en revanche, n’est évidemment pas sur la même ligne, certains de ses dirigeants s’inquiétant déjà du fragile équilibre financier de la réforme. Le CPME, vigilant sur le coût d’une telle mesure, attend les chiffres sur celle-ci.

La question de la durée de cotisation nécessaire aux personnes qui ont commencé à travailler tôt suscite des critiques du côté des syndicats mais aussi au sein des Républicains, clé pour obtenir l’adoption de la réforme sans le 49.3, et même dans les rangs de la majorité.

Sachant que les 44 années de cotisations concerneront également un certain nombre de personnes éligibles au départ anticipé au titre des « carrières longues ». Dans le détail, les Français qui ont commencé à travailler avant la fin de leur 18e anniversaire pourront partir à 60 ans, mais ils devront aussi avoir cotisé à 44 ans. Ceux qui ont commencé avant la fin de leurs 16 ans pourront ralentir à 58 ans, avec 44 ans cotisés.

Règle « moins exigeante »

Interrogée à ce sujet lundi, la Première ministre, Elisabeth Borne, s’est attachée à défendre la réforme, arguant que le dispositif envisagé présente des avantages par rapport à celui qui s’applique aujourd’hui. « On est dans un système où on demande aux moins de 16 ans de pouvoir partir à 58 ans pour avoir travaillé deux ans de plus que la durée légale de cotisation. On voulait revenir à une règle moins exigeante en passant à un an », s’est-elle défendue. De même, une possibilité de départ quatre ans avant l’âge légal a été ouverte aux carrières commencées avant l’âge de 18 ans.

« Nous allons continuer à avoir ces débats au Parlement », a-t-elle poursuivi, avant de souligner qu’on ne pouvait pas tout baser sur la durée de cotisation dans un système qui est aussi basé sur l’âge légal. « Ce ne sont pas du tout des sujets qui sont ressortis dans les débats avec les organisations patronales et syndicales », a ajouté le Premier ministre. Pas sûr que l’argument fasse mouche du côté des partenaires sociaux qui disent avoir découvert les détails de la réforme lors de sa présentation le 10 janvier.

Le chef du gouvernement n’a pas évoqué le coût d’éventuelles modifications de la durée des cotisations. C’est pourtant essentiel, alors que l’équilibre promis par la réforme semble déjà compromis au-delà de 2030. Dans le camp parlementaire, il circule que l’abaissement de la durée de cotisation obligatoire de 44 à 43 ans coûterait environ 1,8 milliard d’euros d’ici 2030.

Selon nos informations, l’exécutif estime qu’il en coûterait 1,2 milliard d’euros en 2030 si des personnes qui ont commencé à 20 ans pouvaient partir à 63 ans, après avoir cotisé pendant 43 ans. Et la facture gonflerait rapidement par la suite, car le nombre de personnes concernées par génération deviendrait de plus en plus important. De plus, ce chiffre ne tient pas compte du coût d’une éventuelle réduction des conditions des carrières commencées avant 18 ans.

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.

francaisenouvelles

The website manager responsible for technical and software work, the electronic newspaper, responsible for coordinating journalists, correspondents and administrative work at the company's headquarters.
Bouton retour en haut de la page