La République dominicaine prévoit de se séparer un peu plus de son voisin Haïti, avec l’extension du mur à la frontière entre les deux pays. Évoquant la section de 34 kilomètres déjà construite à Dajabon (nord-ouest), « qui a ramené les vols, à la fois le bétail et les moteurs, dans cette région », le président dominicain Luis Abinader a annoncé lors de sa conférence de presse hebdomadaire un « appel aux appels d’offres » pour un Extension « de 10 à 12 kilomètres ».
« C’est ce que le budget pluriannuel nous permet de faire », a-t-il déclaré, avec une partie du financement « pour cette année et la prochaine partie pour 2026 ». La République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti, a commencé à ériger un mur de séparation en 2021 pour « se protéger » contre l’immigration illégale, la violence haïtienne et la contrebande.
Expulsions abondantes
Depuis octobre, le gouvernement réalise un plan d’expulsion à grande échelle pour les migrants haïtiens dans une situation irrégulière, dont 142 378 chassés en quatre mois, selon la Direction générale de la migration (DGM). Le chiffre s’élève à plus de 276 000 en 2024, selon les données des autorités.
La barrière doit s’étendre sur plus de la moitié des 340 kilomètres de la frontière entre les deux pays. Les derniers chiffres officiels datant de novembre 2024 ont affirmé que la première phase du projet était terminée à 80%. Luis Abinader, réélu en 2024, avait promis lors de son premier mandat de continuer, dans une deuxième phase, la construction du mur dans les zones montagneuses, où le nombre de passages croisés augmente.