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Nouvelles sportives

récit du procès du supporter des Girondins reconnu coupable d’avoir bousculé Buades


Tdehors pour ça. Près de six mois après les faits, et au terme d’une audience de 3h30 à laquelle s’est ajoutée une demi-heure de délibération, Marc, le supporter bordelais qui avait bousculé le joueur de Rodez Lucas Buades le 2 juin, a été condamné à deux amendes de 1 000 euros. euros par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le premier pour intrusion sur l’aire de compétition (bord du terrain), le second pour violences légères.

Les Girondins, Rodez, Lucas Buades et la Ligue de Football Professionnel (LFP) avaient…

Tdehors pour ça. Près de six mois après les faits, et au terme d’une audience de 3h30 à laquelle s’est ajoutée une demi-heure de délibération, Marc, le supporter bordelais qui avait bousculé le joueur de Rodez Lucas Buades le 2 juin, a été condamné à deux amendes de 1 000 euros. euros par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le premier pour intrusion sur l’aire de compétition (bord du terrain), le second pour violences légères.

Les Girondins, Rodez, Lucas Buades et la Ligue de football professionnel (LFP) s’étaient constitués parties civiles. Tout le monde s’est senti lésé, d’une manière ou d’une autre, par le geste de ce chef d’entreprise de 45 ans, membre historique des Ultramarines. Une délégation du groupe de supporters était également présente au procès, tout comme Thomas Jacquemier, le directeur général des Girondins.

«Excès de passion»

Personne n’a contesté ce geste insensé, filmé par de nombreuses caméras. Marc lui-même ne peut qu’admettre les faits. Après son but, inscrit au pied du virage sud, Buades s’est dirigé vers le poteau de corner, puis s’est retourné pour célébrer devant la caméra, installée près de la cage. Le supporter des Girondins y voit une provocation envers les Ultramarines. Son geste, cent fois raconté, il le « regrette » et y voit « un excès de passion ».

L’audience s’est articulée autour d’un premier point : Marc a-t-il vraiment touché Buades ? Aucune vidéo, aucune photo ne l’établit clairement. On a beaucoup parlé du tube de gel énergisant tenu par un autre joueur ruthène qui a pu frapper Buades au cou à cause de la bousculade. Mais le geste du supporter bordelais a provoqué la chute de deux joueurs, dont Buades, chez qui plusieurs médecins ont alors constaté plusieurs symptômes d’une commotion cérébrale.

Deuxième point, crucial : le geste de Marc était-il prémédité ? Oui, selon le procureur de la République, qui estime que le supporter a fait « un détour » pour éviter les stadiers en sortant de la tribune. C’est également l’avis de l’avocate de Buades, Karine Shebabo, qui avance même l’hypothèse d’une « embuscade ». Puis qui ajoute à l’attention de Marc : « Je me demande si les enquêteurs étaient des supporters du club, car on ne peut pas dire qu’on n’a pas essayé de tout faire pour montrer que ce n’était pas vraiment de votre faute. »

Trèfle à quatre feuilles

Une étrange plaidoirie qui s’inscrit dans un public parfois lunaire. L’avocat de la Ligue ose la comparaison avec une femme victime de viol. Le président du tribunal parle à plusieurs reprises de « Buenas » au lieu de « Buades ». S’étonne qu’un homme né et résidant à Annecy puisse soutenir les Girondins, avant de lui demander : « Tu ne fais pas partie des Ultras ? Oh oui, désolé », tandis que son évaluateur fait tomber bruyamment à deux reprises son thermos de café.

Le procureur délivre un réquisitoire de 45 minutes avec, au milieu, « un petit quizz pour savoir pourquoi le prévenu descend de la barre : pour trouver un trèfle à quatre feuilles ? Récupérer vos clés de voiture ? Prendre un selfie avec Buades ? Forcer les joueurs de Rodez à revenir sur le terrain ? » Regards gênés dans la salle. Il évoque également le but refusé d’Alain Giresse contre le Koweït lors de la Coupe du monde… 2018 (c’était évidemment en 1982). Il demande surtout « deux à trois mois de prison avec sursis ».

Les Girondins, représentés par Matthieu Barandas, ont dû maintenir un équilibre, sans complaisance avec leur supporter, mais sans non plus l’écraser. Ils soulignent les « dégâts considérables » subis ce soir-là et réclament 10 000 euros de dommages et intérêts à Marc. Ils reconnaissent avoir « échoué dans l’organisation de la sécurité des matches » tout en pointant les « zones d’ombre légitimes » concernant la blessure de Buades.

Deux secondes

La préméditation est balayée par les deux avocats de la défense, arguant que « seulement deux secondes s’écoulent entre le changement de direction de Buades et le moment où Marc quitte la barre. » Le tribunal a accepté cet argument faisant autorité et a condamné Marc pour « violences légères ».

Le supporter doit verser un euro de dommages et intérêts aux Girondins, à Rodez et à la Ligue, 500 euros à Buades, et contribuer aux frais de justice des quatre parties civiles à hauteur de 800 euros chacune. Il est également interdit de stade pour deux ans, peine qu’il purge déjà depuis l’été dernier. Une amende, une interdiction de stade : il y avait sans doute mieux à faire que de mobiliser un tribunal correctionnel pendant une demi-journée.

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