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« Rassemblement, pour lutter contre le manque d’humanité »

Magloire était une star du petit écran au début des années 2000. Avec la série documentaire Rassemblement, inspiré de sa propre vie, il suit le parcours de vingt profils marqués par le partage entre cultures françaises et étrangères. Le but ? Montrer que, malgré les différences, des points de ressemblance nous unissent.

Pourquoi cette série documentaire ? Pourquoi maintenant ?

Si je n’avais pas osé, je n’aurais pas été à la hauteur de mes rêves. Aussi parce qu’à 53 ans, je pense qu’il était temps de faire ce que je voulais depuis l’âge de 12 ans : retrouver l’enfant qui vivait avec ses amis portugais, turcs et marocains dans son petit village. du Lot. Cette façon de vivre ensemble, cette capacité à accepter ceux qui viennent d’ailleurs, à trouver des points de ressemblance entre les gens : c’est ce que j’ai voulu recréer avec Rassemblement.

Vous avez sillonné la France pour rencontrer une vingtaine de profils atypiques. L’un d’entre eux vous a-t-il particulièrement ému ?

Ce projet me ressemble tellement que je n’arrive pas à choisir. Ce serait comme choisir un enfant préféré dans une famille. Cela dit, quand Oumou, qui a quitté la Guinée, monte sur scène et parle du fléau de l’excision, elle transforme son malheur en quelque chose de positif. Tout à coup, elle devient l’une des voix qui dénoncent la violence faite aux femmes. C’est ce type d’expérience que nous avons eu la chance de retrouver chez toutes les personnes que nous avons interviewées. Tous ont transformé leurs expériences difficiles en un moyen d’aider les autres.

Il faut beaucoup de courage pour parler de ce qui nous fait mal. Avez-vous rencontré des personnes qui refusent de vous parler ?

Complet. L’un des épisodes a été construit avec l’Association des femmes maliennes de Montreuil. Au début, ils ont refusé de nous parler. Mais nous avons quand même tourné, car leur silence même est un message : un soupir ou un haussement d’épaules peut briser la barrière du silence et nous faire comprendre ce qu’ils ont vécu.

Vous commencez le spectacle avec deux portraits de femmes courageuses, Oumou et Caroline. Était-ce un choix de commencer par ces chiffres ?

Ce n’était pas vraiment intentionnel. Il n’y a pas eu de casting, je ne les avais jamais rencontrés auparavant. C’est Yaelle Benaïm, qui travaille dans une association d’accueil des étrangers pour l’alphabétisation, qui a utilisé ses relations pour retrouver tous nos témoins. Souvent, ceux qui ont le plus de richesses à transmettre ne parlent pas spontanément. C’était donc le but de Rassemblement: donnez-leur la parole.

Souhaitez-vous continuer à filmer vos témoins dans une deuxième saison ?

Oui. Oumo, par exemple. J’aimerais qu’elle monte sur scène à Paris pour la journée internationale de la femme le 8 mars. Je pense aussi à ce garçon somalien qui, pendant trois ans, a été l’esclave d’un général libyen. Aujourd’hui, il parle aux enfants dans les écoles, il donne des conférences sur cette vie terrifiante. Lui aussi a transformé ces épreuves traumatisantes en une expérience positive. C’est un garçon plein de vie, qui refuse d’abandonner.

Pourquoi vous battez-vous ?

Je crois que, depuis quelques années, mon seul objectif est de rassembler les gens. En 2016, j’ai participé à une lutte contre la grossophobie. Le mot même « grossophobie » n’existait pas alors, et notre action l’a fait entrer dans le dictionnaire. J’ai aussi fait un film écrit par des jeunes de Tarnos. Nous avons essayé, encore une fois, de repousser une barrière : à partir du moment où l’on dit que la grossophobie existe, les gens font plus attention à ce qu’ils disent. Mon combat désormais sera de lutter contre le manque d’humanité dans la société. Nous avons peu de temps à vivre, essayons d’en faire quelque chose de bien.

Avez-vous d’autres projets ?

Je monterai sur scène en septembre prochain. J’ai rassemblé des textes de nombreux auteurs différents que je vais lire et raconter un peu de ma vie à travers eux. Je travaille également sur mon deuxième court métrage contre la discrimination. Je ne sais pas encore quel thème choisir, mais ce sera un sujet qui me tient à cœur. Nous avons également l’intention de lancer des concours de scénario autour de la discrimination dans les collèges et lycées. L’objectif est de continuer à rassembler les gens autour de sujets importants.


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Cammile Bussière

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