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Nouvelles techniques

Rare découverte d’un système de six planètes à 100 années-lumière de la Terre


C’est pour le moins spectaculaire : des chercheurs ont découvert un système planétaire comprenant au moins six exoplanètes, non loin des huit compagnes que peut revendiquer notre Soleil. Présentées mercredi dans la revue Nature, la demi-douzaine d’objets, mis au jour grâce à la mission Cheops de l’Agence spatiale européenne (ESA), étaient cachés dans les Cheveux de Bérénice, une constellation visible dans l’hémisphère nord et donc depuis la France métropolitaine. .

« Ce n’est pas si courant », explique l’astrophysicien Rafael Luque, de l’Université de Chicago (États-Unis), qui a dirigé les travaux. À ce jour, il n’existe qu’une dizaine de systèmes connus comprenant six planètes ou plus. De tous, celui-ci remporterait le prix du plus brillant vu de la Terre et pourrait en dire long sur la manière dont évoluent ces mondes lointains.

Une chaîne de résonance « très rare »

Gravitant autour de l’étoile HD110067, les planètes « b », « c », « d », « e », « f » et « g » sont assez proches de nous, se trouvant à environ 100 années-lumière. , presque à côté. Elles sont un peu plus grandes que la Terre (entre deux et trois fois le diamètre de notre « maison »), mais n’ont pas l’échelle des planètes géantes telles que nous les connaissons.

« C’est une taille qui n’existe pas dans notre système solaire », explique Enric Pallé, de l’Institut d’astrophysique des îles Canaries (Espagne). Leur densité est plus proche de celle de Neptune. Très probablement, leur noyau est constitué de glace ou de roche. Ils contiennent peut-être du fer, mais ils possèdent plus probablement une enveloppe substantielle composée d’hydrogène et d’hélium. » Le chercheur précise que les télescopes spatiaux, notamment James Webb, pourraient fournir des informations sur la composition de ces corps.

Les six objets sont très proches de leur étoile. « C’est un système très compact. Je pense que toutes les orbites correspondent à celle de Mercure, certainement à celle de Vénus », précise Rafael Luque, de l’Université de Chicago (États-Unis). Une année dure entre neuf et cinquante-quatre jours. « Elles sont bien plus chaudes que les planètes de notre système solaire », souligne Enric Pallé.

Mais le plus surprenant, c’est que les six inséparables orbitent en « résonance ». Lorsque « c » fait deux tours autour de l’étoile HD110067, « b » en fait trois ; quand « d » fait deux, « c » fait trois, et ainsi de suite. « Cette chaîne de résonance est de nature très rare », assure Rafael Luque. Cette configuration orbitale montre que le système est resté pratiquement inchangé depuis sa formation il y a plus d’un milliard d’années. Elle pourrait donc être riche d’enseignements sur la manière dont les systèmes évoluent.

Les sept planètes d’un autre système découvert en 2017, Trappist-1, sont également en résonance. «Cette étoile (HD110067) est 10 000 fois plus brillante que Trappist-1, observe Hugh Osborn de l’Université de Berne (Suisse). Nous pouvons faire bien plus avec ce système. »

Or, à l’honneur de Trappist-1 : trois de ses planètes sont situées dans la zone habitable autour de l’étoile, c’est-à-dire dans une région où règnent des conditions favorables au développement de la vie. Mais il se pourrait bien que d’autres planètes orbitent autour de HD110067, et à une distance tout aussi favorable de cette étoile.

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