Les députés ont approuvé à l’unanimité mardi soir une loi visant à améliorer la gestion des soins liés au cancer du sein par l’assurance maladie, afin de soulager la dépendance souvent élevée des patientes.
Un texte qui a l’intention de « répondre aux attentes très concrètes de 700 000 femmes ». Ce mardi, l’Assemblée nationale a adopté, en deuxième lecture, le projet de loi communiste permettant la gestion complète des soins liés au traitement du cancer du sein par l’assurance maladie.
Voté dans les mêmes termes qu’au Sénat, il pourra désormais entrer en vigueur.
Adopté !!!
Notre projet de loi pour améliorer la gestion des soins de soins-cancer a été adopté dans la dernière lecture et à l’unanimité.
Fier du travail fait avec @Fabien_roussel Et @Apourceau. pic.twitter.com/1igrjf6sld
– Yannick Monnet (@ yannickmonnet3) 29 janvier 2025
Concrètement, ce texte vise la gestion complète du renouvellement des prothèses mammaires, le tatouage médical de l’aréole et du mamelon ou du soutien-gorge adapté.
Un ensemble spécifique, dont le montant doit être arrêté par décret, doit également permettre l’achat de produits prescrits par les médecins, mais qui ne sont pas remboursés aujourd’hui, tels que des crèmes contre les sécheresses, ou même des vernis pour empêcher la chute des ongles induits par les traitements .
Une autre enveloppe pour financer des soins psychologiques, des séances de nutrition ou des séances d’activité physique a été effectuée pour les patients sous traitement.
« Une avance majeure »
Supervision des honoraires des frais des médecins qui pratiquent les reconstructions mammaires après une mastectomie également effectuée. Le niveau du plafond sera négocié dans l’accord médical entre l’assurance maladie et les médecins.
Dans l’hémicycle, le député communiste Yannick Monnet, rapporteur du texte, a salué l’adoption d’une loi qui représente une « avance majeure ». En effet, le reste des femmes touchées par le cancer du sein, la plus meurtrière, était « 1 400 euros en moyenne ».
Une situation qui a poussé, selon les mots de l’élu, les patients « les plus précaires pour renoncer aux soins ou aux produits non pris en charge ou insuffisamment remboursé ».
Le gouvernement qui soutenait ce projet de loi a également accueilli un « texte portant des progrès concrètes et attendu par toutes les femmes touchées par le cancer du sein », selon les mots du ministre de la Santé, Yannick Neuder.
Il en a profité pour réaffirmer le désir du gouvernement de mieux empêcher ces cancers avec des projections systématiques.