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quelle est la « plateforme de stabilité » sur laquelle mise Emmanuel Macron pour reconduire un Premier ministre ?

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Sur France 2, Sébastien Lecornu a défendu mercredi soir l’idée d’une « plateforme de stabilité » réunissant suffisamment de députés pour éviter la censure du futur gouvernement, et une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.

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Des députés sur les bancs de l'Assemblée nationale, le 1er octobre 2025. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Des députés sur les bancs de l’Assemblée nationale, le 1er octobre 2025. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

« Je sens qu’un chemin est encore possible. » Sur le plateau de France 2, mercredi 8 octobre au soir, Sébastien Lecornu s’est montré optimiste quant aux chances de survie d’un nouveau gouvernement, deux jours après avoir présenté la démission du sien. Selon le Premier ministre démissionnaire, le salut du futur locataire de Matignon pourrait venir d’une alliance de députés, explique-t-il au journal de 20 heures.

« Force est de constater qu’à l’issue de mes consultations, après quarante-huit heures, vous avez encore 210 députés, voire un peu plus, qui souhaitent une plateforme de stabilité »a déclaré Eurois, après deux jours de nouvelles discussions avec toutes les forces politiques, à l’exception du Rassemblement national et de La France insoumise, qui ont décliné son invitation. Une stratégie qui passe par la consolidation du socle commun, mis à mal par les derniers rebondissements politiques, et l’obtention de la non-censure des socialistes, indispensable pour éviter d’être renversé.

La formule vient de l’Elysée, qui a confié au Premier ministre démissionnaire la mission de mener à bien« négociations finales » Pour « définir une plateforme d’action et de stabilité ». Mercredi soir, l’entourage d’Emmanuel Macron a annoncé avoir pris connaissance des conclusions de son chef du gouvernement démissionnaire, sur un « majorité des députés contre la dissolution »L’« existence d’une plateforme de stabilité »et un « chemin possible pour adopter un budget d’ici le 31 décembre ».

Mais à entendre Sébastien Lecornu, cette plateforme ressemble peu ou prou au socle commun, c’est-à-dire à l’équipe formée par le parti présidentiel, Renaissance, ses alliés centristes MoDem et Horizons (le mouvement fondé par Edouard Philippe) et Les Républicains, qui ont accepté de composer avec eux un gouvernement après la nomination de Michel Barnier à Matignon. Sur France 2, le Premier ministre démissionnaire s’est exprimé « 210 députés »un nombre qui correspond précisément à la somme des sièges détenus par la base commune à l’Assemblée.

Cette base a failli imploser dimanche soir, lorsque les Républicains ont dénigré la composition du gouvernement. Mais à droite, une majorité de députés est prête à rester dans le socle commun. « La première force parlementaire reste le socle commun. Cela ne veut pas dire qu’il y a une majorité, ni que c’est facile, mais elle est aujourd’hui le point d’appui le plus fort et le plus cohérent »estime Alexandre Portier, élu dans la 9e circonscription du Rhône. « Il n’y a aucun doute sur l’envie de travailler ensemble »estime cet ancien ministre de Michel Barnier.

Après avoir échoué à se briser, cette base doit réformer, voire élargir, un impératif pour assurer un peu de stabilité à un futur gouvernement, qui ne pourra plus compter sur la bienveillance du RN. Lundi, Marine Le Pen a en effet marqué un changement de stratégie en annonçant que les 138 députés d’extrême droite censureraient désormais a priori tout Premier ministre. « Base commune, plateforme de stabilité… quel que soit le terme. Maintenant que le RN censure a priori, comme LFI, il n’y a qu’une seule issue : un accord de non-censure avec le PS »résume Jean-Didier Berger, élu dans les Hauts-de-Seine.

D’où la nécessité de trouver un « plateforme de stabilité » ce qui permettrait de regrouper les voix en dehors du socle commun. Ceux du petit groupe hétéroclite Liot, doté de 22 sièges à l’Assemblée, sont convoités. « La solution viendra du regroupement de groupes acceptant de travailler ensemble sur un budget »explique Laurent Mazaury, député Liot des Yvelines.

La tâche semble plus compliquée du côté des socialistes. « C’est une tentative de rebaptisation du socle commun, mais il n’y a pas de cohérence politique. Le socle commun n’a plus le soutien de LR, et les macronistes sont déchirés entre eux sur la stratégie à adopter sur la réforme des retraites »tacle Arthur Delaporte, député PS du Calvados. Mais la majorité des 69 députés socialistes n’est pas favorable à une nouvelle dissolution, qui pourrait les convaincre de renoncer à la censure en échange de quelques concessions budgétaires. « Une majorité de députés socialistes et LR ne souhaitent pas un nouveau vote anticipé »assure l’élu du Nord, apparenté à Renaissance, Sébastien Huyghe, qui y voit la possibilité de parvenir à un accord. Pour construire cette « plateforme », le futur Premier ministre devra trouver des points de convergence entre ces différentes composantes et faire adhérer une partie de la gauche, sans perdre la droite.

« A partir du moment où les socialistes obtiendront des choses, comme le renoncement au 49.3, ou la suspension de la réforme des retraites, je pense qu’ils accepteront de ne pas censurer. »

Sébastien Huyghe, député lié à la Renaissance

sur franceinfo

Chez LR, le discours a quelque peu évolué ces derniers jours. Si Bruno Retailleau affirme qu’il refuserait de Participant à un gouvernement qui suspendrait la réforme des retraites, certains députés LR se disent prêts à négocier avec les socialistes. « Si le PS veut obtenir des choses, il doit accepter de les perdre. S’ils veulent rouvrir ce débat, cela a un coût budgétaire, il faut donc qu’ils mettent sur la table des propositions pour l’équilibrer. »dit Alexandre Portier. « Il n’est pas possible de trouver un corpus politique cohérent entre nous, mais il est possible de faire un cocktail de mesures, si tel est le prix à payer pour avoir un minimum de stabilité dans le pays »ajoute Jean-Didier Berger. En 2023, une partie du groupe LR a voté contre la réforme des retraites en 2023.

La formation de ceci « plateforme de stabilité » est étroitement lié au choix du prochain locataire de Matignon. Emmanuel Macron a annoncé qu’il nommerait un nouveau Premier ministre d’ici vendredi soir.

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