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Québec en retard, la Fonderie Horne peut continuer à polluer comme avant | Arsenic Rouyn-Noranda


Si l’autorisation ministérielle n’est pas renouvelée, l’ancienne convention s’applique. La fonderie Horne peut donc continuer à rejeter un maximum de 100 nanogrammes (ng) d’arsenic par mètre cube (m³) d’air.

Québec s’était engagé à imposer une limite de 15 ng/m³ d’ici 5 ans et l’entreprise s’était engagée à la respecter. D’autres aspects doivent également être inclus dans le certificat, comme la décontamination des sols.

Il reste des échanges de lettres à faire auprès du ministère de l’Environnement, a déclaré à Radio-Canada Alexis Segal, porte-parole de Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne.

Rappelons que l’entreprise peut légalement émettre 33 fois plus d’arsenic dans l’air que la norme québécoise de 3 ng/m³, un niveau jugé dangereux et non acceptable par la santé publique.

La Fonderie Horne de Rouyn-Noranda a le droit d’émettre jusqu’à 100 nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Au cabinet du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, on promet maintenant de rendre publics les termes de la certification Horne Foundry avant fin 2022.

 » Le certificat actuel prendra fin lorsqu’un nouveau certificat sera approuvé. Entre-temps, nous déposerons publiquement le rapport de consultation. »

Une citation de Mélina Jalbert, attachée de presse du ministre de l’Environnement du Québec

Le ministère a reçu plus de 45 mémoires et plus de 1 200 réponses à des questionnaires lors des consultations publiques tenues cet automne. Le 18 octobre, à Rouyn-Noranda, les citoyens ont unanimement exprimé leur mécontentement face à l’objectif de 15 ng/m³.

Nous prendrons le temps d’analyser les commentaires des citoyens, des groupes et de la communauté de Rouyn-Noranda.explique l’attaché de presse de Benoit Charette. Nous déposerons au moment opportun.

Quatre personnes assises à une table derrière des micros, flanquées à leur droite d'un homme debout parlant dans un micro.

Marc Croteau, ancien sous-ministre de l’Environnement (au centre), avec à sa droite Hélène Proteau, sous-ministre adjointe et responsable de la coordination des actions gouvernementales dans le dossier de la Fonderie Horne, était venu à Rouyn-Noranda pour recueillir les commentaires des citoyens le 18 octobre.

Photo : Radio Canada

Face aux nombreux cris du cœur lancés par les dizaines de citoyens présents, le sous-ministre à l’Environnement de l’époque, Marc Croteau, s’était pourtant engagé à déposer la recommandation du ministère de l’Environnement avant le 20 novembre.

 » Nous allons tout faire pour déposer la recommandation dans le délai de novembre, car une décision doit être prise. Continuer serait malsain, alors je tiens à vous dire que vous avez mon engagement. »

Une citation de Marc Croteau, ancien sous-ministre de l’Environnement du Québec, le 18 octobre 2022, devant les citoyens de Rouyn-Noranda.

Ce ne sera pas idiot avec nousajoute Marc Croteau. Il ira vite pour qu’une recommandation soit déposée afin qu’une décision puisse être prise. Trois jours plus tard, il est remplacé par un autre sous-ministre et envoyé à la Sécurité publique suite à la nomination du nouveau cabinet.

De nouvelles exigences ?

Lorsque le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a présenté les exigences de son gouvernement le 15 août dernier, il a aussi prévenu qu’avec la consultation publique, si nous avions le sentiment que la population n’est pas favorable à toutes ces conditions, c’est notre stratégie qui devra être revue et nous obligerait probablement à imposer des conditions encore plus sévères.

Fin octobre, le ministère avait dit à Radio-Canada qu’il voulait être plus dur avec l’entreprise et pousser ses revendications « plus loin ».

 » Le ministère a informé l’entreprise qu’il ne fallait pas tenir pour acquis que le plan qu’elle avait soumis deviendrait le contenu de la prochaine autorisation et que le ministère irait plus loin dans ses exigences, notamment sur la question des autres métaux. , autres contaminants et intrants. »

Une citation de Sophie Gauthier, porte-parole régionale du ministère de l’Environnement du Québec, 20 octobre 2022

Le ministère a également précisé qu’il tiendrait compte des avis rendus par divers experts, notamment ceux de laINSPQ et la Direction Régionale de Santé Publique. Ce dernier a également jugé le plan présenté par la Fonderie insuffisant.

Jeudi, la Fonderie Horne a indiqué avoir émis en moyenne 84 ng/m³ d’arsenic dans l’air entre janvier et septembre 2022. Selon la volonté affichée par le ministère, l’entreprise devra descendre en dessous de 65 ng/m³ d’ici 2023. , puis atteindre 45 ans l’année suivante.

Ni l’entreprise ni le gouvernement n’ont dit, jusqu’à présent, quand et comment l’usine devrait atteindre la norme québécoise de 3 ng/m³.

Les députés doivent siéger à l’Assemblée nationale pendant deux semaines, entre le 28 novembre et le 9 décembre, avant de tomber en vacances pendant plusieurs semaines. Le cabinet du ministre n’a pas voulu préciser si l’annonce du renouvellement du certificat de la Fonderie Horne se fera à Rouyn-Noranda ou à Québec.

Avec la collaboration de Jean-Marc Belzile

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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