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Qualité de l’air : « Salariés, nous sommes les premiers à vouloir qu’elle diminue » |  Arsenic Rouyn-Noranda


Martin Lapierre est à la fois résident du quartier Notre-Dame près de la Fonderie Horne et employé de l’entreprise.

Il estime que la crise a trop grandi.

Beaucoup de gens sont allés à l’extrême. Il y a aussi une grande fracture dans la ville et à mon avis, cela n’a aucune raison d’exister. L’entreprise veut s’améliorer, le gouvernement a baissé les tarifs et à mon avis l’entreprise réussira et tout ira biencroit Martin Lapierre, qui ne se soucie pas d’habiter près de la Fonderie Horne.

Son collègue Jonathan Tremblay affirme que certains employés se font insulter à l’occasion et que la situation est difficile pour certains travailleurs et leur famille.

 » Se faire dire que nous sommes des tueurs d’enfants, des empoisonneurs de femmes enceintes, je pense que c’est une grande exagération. Ça s’est vraiment mal passé avec les salariés et il n’y a pas vraiment eu d’élus qui ont levé la main pour calmer le jeu. Le plus difficile, c’est qu’on était vraiment étiquetés et qu’on a du mal à s’en débarrasser. »

Une citation de Jonathan Tremblay

Le président du Syndicat des employés de la mine Noranda, Stéphane Larente, va dans le même sens. Il rappelle que les employés ne sont pas les méchants dans ce dossier.

Stéphane Larente est président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN-CSN).

Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas

À long terme, c’est ce qu’il a fait. Ça crée des clivages, ça crée des regroupements, nous sommes des travailleurs, mais nous sommes aussi des citoyens, nous le vivons au quotidien. Nous aimerions faire partie de la solutiondit Stéphane Larente.

Peur de perdre son emploi

La menace de fermeture pèse toujours sur les travailleurs.

Le premier ministre François Legault a d’ailleurs mentionné à plusieurs reprises que ce scénario était possible, même s’il n’est pas souhaité.

Une situation difficile pour les travailleurs, qui craignent parfois de tout perdre.

Il y a toujours un doute. Ai-je peur qu’il ferme ? Je ne pense pas, mais il y a toujours un risque quand même. Est-ce que l’entreprise va décider que si les gens ne veulent plus de nous, on va faire nos affaires ailleurs ?demande Jonathan Tremblay.

Qualité de l’air : « Salariés, nous sommes les premiers à vouloir qu’elle diminue » |  Arsenic Rouyn-Noranda

L’année 2022 marque le 95e anniversaire de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda. (les archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Beaucoup de stress pour les ouvriers. Ils sont un peu sur le qui-vive, ils ne savent pas s’ils garderont leur emploi. La façon dont ils sont perçus en tant qu’êtres humains aussi, ce n’est pas amusant d’être perçu de cette façon. C’est comme si nous participions, en tant qu’individus, à faire le mal. Je ne pense pas que quiconque veuille être perçu de cette façon.croit pour sa part Martin Lapierre.

Les deux hommes ne sont pas d’accord avec l’argument selon lequel il y aura beaucoup de travail ailleurs pour les 600 employés de la fonderie Horne si elle ferme.

Oui, il y a beaucoup d’emplois, mais pour aller dans les mines, il faut des qualifications, il faut des modules miniers, un permis d’explosifs. Ce n’est pas toujours facile pour quelqu’un qui n’a pas d’expérience dans le secteur minier de trouver un emploi.souligne Jonathan Tremblay, qui rappelle que peu d’emplois sont aussi payants.

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