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Procès de Cédric Jubillar : « C’est un vrai supplice », dit la mère de l’accusé, qui l’accable devant les jurés tarnais

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Nadine, 54 ans, a avoué ce mercredi 8 octobre, à demi-mots, sa conviction qu’il est l’auteur du crime, qu’il lui avait annoncé peu avant la disparition de Delphine, qu’elle n’avait pas pris au sérieux. Suivez le procès de Cédric Jubillar en direct tous les jours sur midilibre.fr

Elle est prise au piège d’un conflit de loyautés digne d’un drame antique, et doit enfin dire de quel côté elle se trouve. Lorsque Nadine, 54 ans, la mère de Cédric Jubillar passe à la barre ce mercredi 8 octobre, le tribunal correctionnel du Tarn est en alerte.

Son fils, dans le box, clame son innocence. Ses petits-enfants ne savent pas qui a tué leur mère. Elle est elle-même partie civile mais est aussi un témoin privilégié de ce drame familial et de son mystère : son fils, dans les mois précédant la disparition de Delphine, venait régulièrement se confier à elle.

« Je vais la tuer, je vais l’enterrer et personne ne la retrouvera »

« Vous souvenez-vous des commentaires menaçants de votre fils ? » demande la présidente après l’avoir écoutée parler de sa vie brisée. De ce petit garçon placé à l’âge de deux ans, « pour le protéger » par cette adolescente devenue maman à 16 ans et demi, à Béziers.
« Oui »elle répond.

Elle pleure, se mouche. « C’était sur le parking du magasin où je travaille, un matin après l’ouverture. Je l’ai trouvé en colère et agité. Il m’a dit, j’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, je vais l’enterrer et personne ne la retrouvera. Au début, je n’ai pas compris le sens de ces mots, je l’ai mis sur le compte de la colère. Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir donné plus de sens à cette phrase.« .
Des peines lourdes, qui rebondissent tout au long de la suite de son témoignage. « C’est une vraie torture » murmure-t-elle un peu plus tard, quand Me Chmani, avocat de ses petits-enfants, insiste. Elle laisse échapper son ultime constat dans un sanglot, après une question de Me Battikh, qui revient sans cesse sur cette idée de Delphine partant au jihad, avancée par Cédric.
« Pourquoi cherche-t-il à entretenir cette piste Daesh en continuant à mentir aujourd’hui ? » demande l’avocat.

Elle attend une vérité, pour ses petits-enfants

Nadine est au bord du précipice.« Pour ma part, c’est de l’incompréhension. » Soupir. « Mais c’est dur ». Silence. « Pour te couvrir. »
Elle n’ira pas plus loin. Me Nakache-Haarfi presse un peu plus loin. « Et si c’était à refaire ? » Nadine : « Si j’avais pris cette phrase plus au sérieux, nous n’en serions pas là, j’aurais pu approfondir l’état d’esprit de mon fils. » L’avocat : « Tu aurais tout fait pour qu’il ne la tue pas ? » Elle : « Si vous le dites, mais ce ne sont pas mes mots. »
Donc. Nous le savons. Ce qu’elle pense, dans le cœur de sa mère, de l’identité de l’auteur de ce crime. Et on comprend enfin la raison qui l’a poussée à se placer sur le banc des victimes, pour ne pas aller voir son fils en prison.

« Je suis là pour les enfants et j’attends la vérité, quelle qu’elle soit, judiciaire ou non, ou les deux. Pouvoir toujours être franc devant mes petits-enfants. Si un jour ils m’interrogent, pouvoir leur dire : j’ai essayé, j’ai cherché à connaître la vérité. »
Elle parle de son fils avec retenue, mais chacune de ses réponses ajoute une couche de noirceur au portrait de cet accusé qui nie, qui nie toujours.

« Cédric nous a demandé de ne rien vous demander »

Un homme qu’elle a trouvé changé lors de son retour vivre dans le Tarn en 2019. « Il parlait fort, il s’est emporté, il fallait qu’il ait raison à tout prix, qu’il ait le dernier mot. Je mets ça sur le compte de sa consommation de drogue. Quand on est en sevrage, on est à cran, on ne supporte rien et on s’emporte vite. »

Delphine était tout le contraire. « Une femme douce, timide et réservée. Jamais un mot plus fort que l’autre. Un petit chat. » Elle a été choquée d’apprendre « qu’il a eu une liaison avec une fille à peine un mois après la disparition de Delphine.« Qu’il avait demandé 100 000 € pour vendre des photos à la presse. « Était-il question de gagner de l’argent avec la disparition de Delphine ?insiste Me Chmani. « Oui »répond la mère de l’accusé. Le président insiste sur les conséquences de ce divorce que Cédric Jubillar a eu tant de mal à accepter. « Que signifiait pour lui la perte de cette maison ? »


Retrouvez ici tous les articles du Midi Libre sur l’affaire Jubillar


« La perte d’un statut. D’un statut social, familial, d’un statut d’homme. »La défense, pour une fois, ferme ses portes. « J’ai beaucoup de questions à vous poser, certaines pas très agréablesexplique Me Martin. Mais Cédric nous a demandé de ne rien vous demander. »

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