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Nouvelles du Canada

Préserver mes langues en danger | Radio-Canada.ca

Je considère généralement le français comme ma première langue parlée et écrite. C’est en partie vrai… En fait, mes premiers mots ont été le kisongye, une des langues bantoues parlées en lomami, au Congo-Kinshasa.

Mes parents m’ont toujours demandé de le garder et de le transmettre à mes enfants. J’y suis resté profondément attaché, mais les difficultés sont réelles pour ne pas le perdre.

Pendant la majeure partie de ma vie, mon kisongye a généralement été remplacé, principalement par le français et, dans une moindre mesure, par le swahili et l’anglais.

À l’école, dans la vie communautaire et au travail, cette langue n’a généralement pas eu sa place. Chez moi et dans certains milieux sociaux, c’était autre chose.

Est-ce que je finirais par l’oublier ? Je considère cette éventualité comme une perte de mon identité.

Je résiste du mieux que je peux à ce risque. En l’absence de ressources institutionnelles pour le faire, j’exploite quelques moyens qui m’appartiennent.

Autant que possible, j’utilise le kisongye dans mes conversations avec mes parents et avec quelques proches.

Bien que la littérature ne soit pas aussi riche que dans d’autres langues, j’aime mémoriser les proverbes kisongye et rechercher d’anciens textes ethnoculturels sur ma communauté.

J’essaie aussi d’enseigner le kisongye à ma famille. Ce n’est pas facile à faire, car je veux aussi m’assurer que les miens sont capables de bien faire en français et en anglais.

J’ai grandi en entendant et en parlant différentes langues autour de moi. Au-delà du besoin de communiquer, cette multiplicité linguistique définit mon identité.

Ma contribution aux efforts de préservation du français en milieu minoritaire est donc, fondamentalement, un aspect de cette réalité.

Je considère comme une responsabilité identitaire de pouvoir parler les langues qui m’ont façonné, fréquenter leur littérature et intéresser les autres autour de moi à cette richesse.

En Alberta, j’ai rencontré des francophones dont le français est devenu un vague souvenir. Je ne veux pas en venir là pour le kisongye, le français et l’anglais. Vais-je y parvenir ?

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Jewel Beaujolie

I am a fashion designer in the past and I currently write in the fields of fashion, cosmetics, body care and women in general. I am interested in family matters and everything related to maternal, child and family health.
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