« The Européens » consulte ce lundi à Paris lundi à propos de la guerre en Ukraine, mais ce pluriel couvre de nombreuses nuances. Sans surprise, la principale dissonance est venue de la Hongrie, dont le Premier ministre Viktor Orban a récemment rendu visite à ses deux amis Donald Trump et Vladimir Poutine: elle a fait une réunion de « chefs frustrés, pro-guerre et anti-Trump ».
Meloni présent mais critique
Sur la ligne de Viktor Orban se retrouve tout le groupe de patriotes au Parlement européen, y compris la Ligue italienne ou le FPö autrichien. Le rallye national est plus nuancé: il cultive la distance de l’épouvantail américain, mais Marine Le Pen n’a pas cessé de critiquer le soutien de l’Union en Ukraine.
La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, très discrète ces derniers jours, a déclaré ce lundi qu’elle avait partagé les attaques de la vice-présidente américaine JD Vance contre l’Europe, accusée de la liberté d’expression béante sans commenter son soutien à l’extrême droite à droite à l’extrême droite , d’où elle vient elle-même. Il est également plutôt opposé à l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN, comme le candidat conservateur PIS à l’élection présidentielle polonaise, qui appartient au même groupe ECR au Parlement de Strasbourg.
Russie, partenaire ou ennemi?
En Allemagne, la chef du droit Alice Weidel (AFD) a fortement rencontré le chef de la droite pendant le débat à la télévision pré-électrique, prétendant être « neutre » dans le conflit. Sur le côté de la gauche radicale, le parti de Sarah Wagenknecht (BSW) joue également la carte du pacifisme, forçant son concurrent social-démocrate SPD à rester prudent.
Ces différences politiques couvrent les différences nationales. Ainsi, la Russie est un allié ou un partenaire pour 57% des Bulgares et 32% des Italiens, mais il est tout d’abord un ennemi de lutter contre plus de 60% des Polonais, des Estoniens et des Danois, selon une récente enquête de l’ECFR (Conseil européen sur les relations étrangères). Selon la même enquête, l’Ukraine fait partie de l’Europe pour 70% des pôles et 67% des Britanniques, mais seulement 40% des Italiens et 39% des Français. Les nuances, bien sûr, mais qui pèseront lourdement si un jour doit décider d’envoyer des soldats …
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