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pourquoi les Allemands évitent-ils la bière ?

C’est une partie du patrimoine local qui est en train de disparaître. Après 350 ans d’existence, la brasserie de Coblence a fermé ses portes le 31 janvier. Durant sa splendeur, jusqu’à 1 500 salariés exploitaient l’usine de briques rouges située au bord du Rhin. Un choc pour les 40 derniers salariés licenciés. Le maire de Coblence, David Langner, a déploré « la fin d’une tradition dans notre ville…

C’est une partie du patrimoine local qui est en train de disparaître. Après 350 ans d’existence, la brasserie de Coblence a fermé ses portes le 31 janvier. Durant sa splendeur, jusqu’à 1 500 salariés exploitaient l’usine de briques rouges située au bord du Rhin. Un choc pour les 40 derniers salariés licenciés. Le maire de Coblence, David Langner, a déploré « la fin d’une tradition dans notre ville ».

A côté de Munich, à Francfort, d’autres institutions centenaires ont récemment fermé leurs portes et le président de la fédération des brasseurs parle de manière alarmante de la « mort des brasseries ». Holger Eichele évoque une année 2023 « noire corbeau » avec la baisse de la consommation dans les magasins et les restaurants.

La consommation de vin également affectée

Une baisse attestée par les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique : 8,4 milliards de litres de bière ont été consommés en Allemagne l’an dernier. Soit une baisse de 4,5%, conforme à la baisse constante, à l’exception de 2022, année du rattrapage post-Covid et des retrouvailles sociales.

Depuis 1993, les ventes de bière en Allemagne ont chuté de plus d’un quart. La tendance s’observe également pour le vin, dont la consommation est également en baisse, de l’ordre d’une bouteille en moins par adulte sur un an. Selon l’Institut allemand du vin (DWI), la consommation de vin par habitant est passée de 19,9 à 19,2 litres sur un an.

Des coûts de production en hausse

Revenons à la bière : la forte hausse des coûts, parfois de 50 ou 60 %, a plombé les comptes des entreprises, petites et grandes. Dans le quartier de Kreuzberg, la brasserie Südstern et sa production artisanale de niche ne se voit pas menacée à court terme mais son patron, Helmut Kurschat, énumère les augmentations en comptant sur ses doigts : « Le verre, le malt, le houblon, la levure , une énergie qui a un impact énorme. Plus les frais de personnel et le propriétaire qui souhaite augmenter le loyer. Tout cela combiné constitue bien sûr une menace pour l’avenir. »

La pinte de 40 centilitres vendue au client 3,60 euros avant la crise du Covid et la guerre en Ukraine coûte désormais un euro de plus. « Et encore! » s’exclame le grand chauve. « Je réduis mes marges pour ne pas effrayer les clients ! » »

Le sans alcool : un « segment prometteur »

La fréquentation de son établissement était rare ce soir-là. Assis sur un tabouret au comptoir, Max s’est arrêté pour boire une bière blonde en revenant du restaurant avec son partenaire. Une consommation qu’il modère : « Une à deux fois par semaine au lieu de tous les jours auparavant. J’ai arrêté la « Feierabendbierchen », la petite bière après le travail que je buvais comme mon père le faisait toujours. Je me suis rendu compte que ça ne collait pas vraiment avec la vie de famille, se lever tôt, être en forme», argumente le quadragénaire barbu.

Une aspiration à une alimentation saine qui correspond à celle de la génération Z qui considère la bière comme une boisson démodée. Concrètement, le président des brasseurs Eichele considère la bière sans alcool comme un « segment de croissance » dans un secteur en difficulté. De 7 % du marché aujourd’hui, elle devrait « bientôt » représenter une bière vendue sur dix. Les professionnels misent aussi sur le championnat d’Europe de football cet été pour relancer la consommation. Si possible avec modération.

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Gérard Truchon

An experienced journalist in internal and global political affairs, she tackles political issues from all sides
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