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Nouvelles locales

pourquoi la justice a donné raison aux habitants du bidonville qui devait être détruit ce matin


L’opération de destruction et d’évacuation du bidonville Talus 2 situé au quartier Majicavo, dans la commune de Koungou, devait avoir lieu ce mardi matin à 5 heures du matin, heure de Paris.

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Des femmes debout devant des gendarmes, au quartier Majicavo, dans la commune de Koungou, le 25 avril 2023. (CHAFION MADI / AFP)

Le tribunal judiciaire de Mamoudzou, à Mayotte, a suspendu l’opération de destruction et d’expulsion du bidonville Talus 2 situé dans le quartier de Majicavo, dans la commune de Koungou, qui devait avoir lieu mardi 25 avril au matin à 5 heures du matin, à Paris temps. Dans la décision de justice, que franceinfo a obtenue, le juge des référés considère que la destruction d’habitations est « manifestement irrégulier » et qu’elle « met en danger la sécurité » habitants des taudis. Elle demande donc à la préfecture de mettre en place deux mesures, un relogement adapté pour chaque famille ainsi que la possibilité de stocker ses affaires dans un lieu protégé.

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Une décision de justice étendue à tout le bidonville

En février dernier, le tribunal administratif a donné raison à une vingtaine d’habitants de ce bidonville qui contestaient l’ordre de destruction de leurs maisons, publié le 2 décembre. Le tribunal saisi en urgence lundi a étendu cette décision à l’ensemble du bidonville, soit près d’une centaine de familles. vivant dans un logement précaire. « C’est un moment extraordinaire de justice », réagit maître Flor Tercero, représentant d’une des familles. Selon ses explications, les baraques en prison étant imbriquées les unes aux autres, la justice a estimé qu’il n’était pas possible d’épargner les habitations des 20 familles en détruisant toutes les autres habitations mitoyennes. Elle évoque une « victoire du peuple » OMS « rappelez-vous que même si nous vivons dans un bidonville, nous avons des droits et de la dignité ».

Le préfet examinera « les propositions de relocalisation qui ont été faites »

Le préfet de Mayotte, Thierry Suquet, indique sur franceinfo avoir « a pris acte de la décision judiciaire ». Il a demandé aux procureurs de faire appel de la décision. Le préfet estime que « en danger aujourd’hui » n’est pas du côté de « l’opération menée par la préfecture et préparée depuis plusieurs mois » mais en fait « laisser les gens vivre dans des conditions indignes ». Cependant, Thierry Suquet reconnaît que cette décision de justice l’oblige à regarder « les propositions de relocalisation qui ont été faites ». Il soutient que sur ce bidonville « plus de 45 familles et 100 personnes ont été relogées »soit « plus de 50% » des personnes présentes sur site ». Le préfet promet également que les services de l’Etat continueront « relocaliser les gens ». Il assure que « pour chaque personne, pour chaque famille » qui a « vocation à rester sur le territoire »une proposition de relocalisation est faite et il entend en faire la démonstration « En appel ».

Un revers pour l’Etat

La préfecture parle d’un « malentendu » mais pour les opposants à l’opération Wuambushu, lancée pour endiguer la criminalité et l’immigration clandestine sur l’île, il s’agit surtout d’un premier revers judiciaire. Lundi, Thierry Suquet a assuré à la presse que la France « ne s’arrêtera pas » cette opération. La préfecture avait donné rendez-vous aux médias à 5 heures du matin, heure de Paris, pour assister à la destruction du bidonville de Talus 2, qui devait être la première de cette opération d’envergure. Nouveau coup dur après la décision des Comores de ne pas autoriser un bateau de migrants comoriens expulsés de Mayotte à accoster dans son port. Ils ont dû retourner au centre de rétention administrative du 101e département français.




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Ray Richard

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