Stephane de Sakutin via AFP
Richard Ferrand, photographié ici en mai 2022 à l’Assemblée nationale a été choisi par Emmanuel Macron pour remplacer Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel.
Politique – Ce n’est pas parce que c’est une prérogative présidentielle que le chemin n’est pas parsemé de pièges. Le petit Poucet Richard Ferrand devra armer les galets les plus beaux et les plus convaincants ce mercredi 19 février contre les députés et les sénateurs.
Désigné par Emmanuel Macron pour remplacer Laurent Fabius, qui complète son mandat de neuf ans à la tête du Conseil constitutionnel, il doit cependant passer par la validation des deux lois, de l’Assemblée et du Sénat. Si 74 commissionnaires sur les 122 s’opposent à sa candidature, il ne pourra pas accéder au chef de l’institution. Cependant, ce mardi, la marche promet d’être plus élevée que prévu.
Les députés LR ont prévenu vendredi par la voix de Laurent Wauquie ayant un » problème Avec sa candidature. Aucune question pour les élus de droite de donner leur chèque en blanc à un choix perçu comme exclusivement politique, Richard Ferrand étant jugé trop près d’Emmanuel Macron. Ce mardi 18 février, les députés de LR ont décidé: hors de question pour voter pour l’ancien député pour Finistère. Que laisser tomber l’ex-président de l’assemblée? Pas si vite. Parce que les élus de Laurent Wauquie ne pèsent que six voix sur tous les agents de la Commission.
C’est donc du côté de la droite sénatoriale que les yeux tournent, car il compte 18 électeurs. Pour le moment, aucune décision conjointe n’a été prise ou annoncée, mais plusieurs d’entre elles ont déclaré publiquement qu’elles avaient l’intention de voter contre le choix d’Emmanuel Macron. Et les autres? Mystère.
Et c’est toute la difficulté pour Richard Ferrand, qui pourrait payer les pots cassés de la guerre ouverte entre Laurent Wauquie et Bruno Retailleau, adversaires pour la présidence LR. Parce que le chef des députés de droite ici amène ses armoiries ici à peu de coûts des militants: partenaires de la base commune certainement, mais pas solubles ni dans Macronie ni dans les choix de l’Élysée. D’autant plus que ce chef de l’État très proche a le laid défaut de provenir de la gauche.
Une façon de rappeler que le centre du pouvoir est maintenant au palais du Bourbon, lorsque Bruno Retailleau apparaît acculé à Beauvau, et dans l’impossibilité de se dissocier de l’exécutif. Même forcé de contacter le sujet Ferrand. « » Lorsque vous êtes dans un gouvernement et que c’est normal, vous ne pouvez pas vous dissocier du Premier ministre, vous ne pouvez pas vous dissocier d’Emmanuel Macron (…) Bruno l’a très bien dit: en raison des pouvoirs de séparation, il ne peut pas s’exprimer sur le sujet « Rappelé, ravi, Laurent Wauquie sur TF1 lundi matin.
C’est aussi en termes de ce qui se passera du côté des sénateurs LR, que Gérard Larcher peut mesurer son autorité, note à cet égard un proche de Richard Ferrand interrogé par Le HuffPost. Le président du Sénat a, de l’avis de tous les spécialistes et observateurs, a nécessairement donné son accord à Emmanuel Macron avant de désigner Richard Ferrand. C’est dans tous les cas dans l’ordre dispersé que les commissions LR de la chambre haute voteront.
« Je pense que ça va passer, mais ce ne sera pas un triomphe », veut toujours croire cet être cher. Les calculs promettent d’être réellement serrés. Sur le côté de l’assemblée, la gauche régnera contre. À cette opposition pourrait être ajoutée à celle de l’infirmière élue, même si Marine Le Pen assure que ses troupes joueront » Le jeu »Auditions. En fin de compte, le contingent des adversaires de la pièce inférieure pourrait être d’environ trente, comptant les députés LR.
Du côté du Sénat, les écologistes, les communistes et les socialistes représentent une quinzaine d’élus. Il reste à voir comment les 18 sénateurs LR seront donc distribués, et si les élus du centre centriste et macroniste respecteront le choix élyséen. « » J’ai déjà vu des parlementaires changer d’avis, d’une manière ou d’une autre, selon l’audience. Je ne joue jamais le match avant le coup de pied -off », A marqué le président de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet avant la presse à l’Assemblée nationale. Quoi qu’il en soit, c’est au moins sur le fil que le protégé d’Emmanuel Macron peut espérer s’installer sur la rue de Montpensier. En cas d’échec, le Camouflet éclaboussera tout ce que le chef de l’État arrive.
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