Contrepoint – En admettant que le Parlement aurait « émis » le dernier mot, le Premier ministre a ouvert la voie à la course à la démagogie de la gauche et de la RN.
Là « Vérité des figures » peut bien attendre un jour. C’est jeudi et non ce mercredi que la Cour des auditeurs donnera les conclusions de sa « mission flash » sur le financement des pensions, prélude au « conclave » des partenaires sociaux recherchés par François Bayrou. Il n’y a pas de refus d’obstacle, mais la nécessité d’éviter un débordement d’actualité sur le même défi le même jour. Le 19 février, en fait, deux votes décisifs ont eu lieu au Parlement: sur la motion de censure déposée par le PS et sur la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel.
Cependant, le Premier ministre n’a rien à craindre personnellement de ces deux élections. Un veto placé dans le choix de l’ancien président de l’Assemblée nationale serait certainement un coup de tonnerre politique, mais qui atteindrait Emmanuel Macron, car c’est le président de la République qui serait ainsi renié. Quant au mouvement de la censure, il vise bien pour le Premier ministre, mais le résultat est connu à l’avance …