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Plaidoyers au procès du 13 novembre : « La vie, c’est se prendre pour Dieu »




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 » Je suis soulagé « soufflé Mohamed Abrini peu après son arrestation le 8 avril 2016. Me Stanislas Eskenazi s’en souvient comme si c’était hier, ce jeudi 23 juin alors qu’il entame sa plaidoirie devant la cour d’assises spéciale.

Abrini, qui a présenté « dans le peloton des hommes les plus recherchés d’Europe »entra dans la salle pour son premier entretien avec l’avocat, « effrayé », « regarder tout autour de lui ». Et Me Eskenazi lui a dit : « Comment allez-vous, monsieur Abrini ? » Question « stupide »juge aujourd’hui l’avocat. « Il m’a dit : ‘Je suis soulagé’, il continue. Et je me suis dit : ‘De quoi t’es soulagé, putain, t’es accusé d’un des pires crimes de tous les temps, t’es soulagé. De quoi êtes-vous soulagé ? »

Nous ne savons pas vraiment. Soulagé d’avoir quitté l’emprise de l’organisation terroriste, ou soulagé d’avoir la vie sauvée ? Le 12 novembre 2015, la veille des attentats de Paris, Mohamed Abrini avait renoncé à participer aux attentats, et était rentré à Bruxelles. Avant d’être récupéré par les hommes de l’Etat islamique, et de nouveau enrôlé pour les attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016.

Identifié grâce aux caméras de l’aéroport de Zaventem, celui qu’on appelait « l’homme au chapeau » a de nouveau cédé la place à ses complices sans faire exploser la valise d’explosifs qui lui avait été confiée. Il sera jugé à partir d’octobre pour les attentats de Bruxelles, mais le 10 juin, le procureur de la République a requis une peine de réclusion à perpétuité assortie d’une période de sécurité de 22 ans contre lui pour son implication dans les attentats de novembre 2015 à Paris.

Mohamed Abrini, dit l’homme au chapeau, comparaît depuis septembre dans le procès des attentats du 13 novembre 2015. © Illustrations photographiques par Sébastien Calvet / Mediapart


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