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Pensions : questions sur la pension nette à partir de 1 100 € minimum


En annonçant le report à janvier 2023 de la publication du contenu du projet de réforme des retraites que prépare le gouvernement, le président Macron a promis que cette réforme conduirait à une pension nette mensuelle d’au moins 1 100 €, applicable aux personnes qui partiront à la retraite après le vote de cette réforme, à condition d’avoir une carrière bien remplie. Tous les hommes, et surtout toutes les femmes, qui sont déjà retraités et perçoivent moins que ce montant mensuel seraient donc automatiquement privés de cette amélioration. Invité à s’exprimer sur cette réforme des retraites ce jeudi matin sur BFMTV, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, s’est prononcé pour une augmentation significative des salaires et des retraites face à la hausse des prix. Il a demandé à la première ministre Elisabeth Borne « de ne pas utiliser le 49-3 » pour tenter de faire passer cette loi. Il a plaidé en faveur d’un vrai débat parlementaire auquel pourrait s’ajouter une consultation des Français par référendum si nécessaire.

Comparez l’évolution du salaire minimum et des retraites…

En 2019, la pension nette moyenne était de 1399 € en France. Cette moyenne était de 1 806 € pour les hommes mais seulement de 1 052 € pour les femmes, dont beaucoup n’ont pas une carrière complète car elles ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants. Ils formeront donc la quasi-totalité des victimes de la décision annoncée par le président de la République.

Bien que les pensions de base versées par la CNAV aient augmenté de 4 % l’été dernier après 1,1 % en février, les augmentations obtenues en 2022 ne couvrent pas l’inflation sur l’ensemble de l’année. La sous-revalorisation est encore plus nette concernant la hausse de 5,1% des retraites complémentaires Agirc-Arrco à partir du seul mois de novembre. D’autant que la hausse moyenne des prix sera comprise entre 6 et 7% en 2022, voire plus. Mais la perte de pouvoir d’achat sera bien plus importante pour les titulaires de petites pensions. On sait déjà que les prix de l’alimentation vont augmenter de plus de 12% en 2022. Lors du rassemblement des retraités qui s’est tenu devant le siège du MEDEF le 6 décembre à Paris, Marc Bastide, secrétaire général de l’Union Confédérale des Retraités CGT, a rappelé que les prix des produits frais avaient augmenté de 16,9% depuis le début de l’année, celui de l’électricité de 10,7% et une hausse de 15% est annoncée pour 2023. La hausse moyenne du prix de l’énergie était de 22% pour les ménages en 2022 .

C’est voir une perte de 18,3% pour les retraites entre 2007 et 2022

La hausse des prix ne ralentira pas dans les mois à venir. Pour les agriculteurs responsables de la production de nos aliments, les dépenses liées à l’énergie sont en hausse de 36,9 % sur douze mois. Les prix des aliments du bétail ont augmenté de 29,2% et ceux des engrais de 50% en un an. Pour les PME du secteur agroalimentaire, dont les bouchers et les boulangers, les prix du gaz et de l’électricité sont parfois multipliés par trois, voire plus, lors de la signature de nouveaux contrats. Pourtant, il faut beaucoup d’énergie pour chauffer les fours des boulangers et maintenir la chaîne du froid dans les boucheries et charcuteries.

Un article d’Alain Guichard paru dans la revue Economie et Politique de septembre-octobre 2022 indiquait que le SMIC – dont les hausses suivent celle des prix mesurés par l’INSEE – avait augmenté de 31,2 % entre décembre 2007 et août 2022. Mais les pensions de retraite avaient n’a augmenté que de 18,3 % entre ces deux dates. Une pension mensuelle nette égale au SMIC en décembre 2007 avait perdu 164 € nets par mois en août 2022, par rapport à l’évolution du SMIC entre ces deux dates. Ainsi, les retraités et retraités aux petites pensions sont victimes d’une double injustice que le président Macron veut encore aggraver en les excluant du droit à une pension nette de 1 100 € par mois.

Souvenez-vous des conséquences de la réforme Balladur !

Des millions d’hommes et de femmes à la retraite sont victimes depuis plus de 30 ans du déclin des droits acquis par une vie de travail et de cotisations, à la suite de décisions gouvernementales. La réforme Balladur de 1993 a modifié le calcul des pensions versées par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) à 25 années de cotisation, au lieu des 10 meilleures années, pour les personnes nées après 1933. Cette disposition est progressivement entrée en vigueur. application. Depuis 2008, tous les retraités privés nés en 1948 et après ont vu leur pension CNAV calculée sur la rémunération moyenne de 25 années de cotisations.

Cette loi a été très défavorable aux personnes qui ont connu des licenciements et des fermetures d’usines au cours de leur carrière. De ce fait, ils ont subi des périodes de chômage, parfois très longues, avant de retrouver un emploi souvent moins rémunéré que le précédent, sans compter la perte d’ancienneté dans l’entreprise. Dans le même temps, les prélèvements au titre de la « contribution sociale généralisée » ont fait baisser les pensions de nombreux retraités. Pour la seule année 2018, la hausse de 1,7 point de cette CSG a réduit d’autant les retraites nettes pour 60 % des retraités. Selon Alain Guichard, cela s’est traduit par l’équivalent de la perte nette d’un quart de pension sur quinze ans. C’est le bilan conjoint de trois quinquennats sous Sarkozy, Hollande et Macron entre 2007 et 2022.

La bataille de la revalorisation à 300 € pour tous

Cette situation ne peut durer. Les hommes et les femmes retraités sont au nombre de 17 millions, soit environ 25 % de la population française. Mais les pensions de retraite ne représentent que 14,4 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Et nous avons déjà payé nos retraites en cotisant pour nos droits tout en finançant les retraites de ceux qui ont pris leur retraite avant nous. C’est aussi par solidarité avec les petites retraites que l’Union Confédérale des Retraités Affiliés à la CGT (UCR-CGT) demande une revalorisation immédiate de 300 € mensuels pour tous à partir de 2023. Celle-ci augmenterait de 10 %. une rente nette de 3 000 € mensuels aujourd’hui, mais de 30 % une rente nette de 1 000 € en la portant à 1 300 €, ce qui constitue un minimum pour vivre décemment à la retraite.


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Cammile Bussière

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