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Pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, le gouvernement surveille aussi l’alimentation

lechatnoir / Getty Images L’alimentation, cet autre risque que surveille le gouvernement pour les JO (photo d’illustration)

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L’alimentation, cet autre risque que surveille le gouvernement pour les JO (photo d’illustration)

POLITIQUE – Évitez les gastrolympiques. A trois mois du lancement des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le gouvernement met l’accent sur la sécurité alimentaire, avec un déplacement ce vendredi 12 avril du ministre de l’Agriculture Marc Fesneau en Seine-Saint-Denis. Objectif : rassurer les délégations étrangères sur la qualité des repas servis pendant toute la durée de l’événement.

Le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire est attendu en début de journée dans un restaurant de Seine-Saint-Denis, département qui accueille le Village olympique. Marc Fesneau doit assister à une inspection de l’établissement, effectuée par la police chargée de la sécurité alimentaire.

Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, environ 13 millions de repas seront servis sur les sites des Jeux olympiques et paralympiques : 5 millions aux spectateurs, 3,5 millions aux bénévoles, 2,2 millions aux athlètes. De quoi faire de l’alimentation un véritable enjeu, capable de « mettre en danger l’organisation des compétitions » mais aussi venir entacher  » La réputation «  de France, selon le cabinet de Marc Fesneau.

Classe Beauvau donc « le risque d’intoxication alimentaire collective à l’un des niveaux de risque les plus élevés », précise le cabinet de Marc Fesneau. A qui incombe donc la tâche de veiller à la santé des mobilisés, sportifs inclus, et à la préservation de l’image du pays de la gastronomie.

Sport, image et… système hospitalier

Les moyens de contrôle seront donc renforcés, avec une enveloppe de 38 millions d’euros sur l’année 2024 allouée à la police de la sécurité alimentaire. Le ministère de l’Agriculture se fixe pour objectif de contrôler tous les établissements qui assureront la restauration sur les sites olympiques « avant le début » festivités et en même temps renforcer les contrôles dans les zones environnantes mais aussi sur les fan zones et « les grands sites touristiques. »

« Depuis début 2024, 1 500 contrôles ciblés des JO ont déjà été réalisés en Île-de-France. » assure le ministère, sans détailler les premiers résultats à ce stade.

Outre les questions d’hygiène dans les restaurants, le gouvernement souhaite éviter les risques d’épidémies provoquées par des contaminations bactériennes (ex. E. coli ou salmonelle) liées à « procédures ou produits défectueux et règles d’hygiène non respectées ».

Car au-delà de l’image de la France et du bon déroulement des tests, il s’agit aussi de ne pas sur-solliciter les services hospitaliers, en période de vacances et alors que la précarité du secteur reste forte et régulièrement dénoncée. Le ministre de la Santé Frédéric Valletoux a assuré qu’il sera possible de maintenir une activité d’urgence normale – à 100% – sur la période sans recourir à des réquisitions exclues à ce stade.

« 400 médecins urgentistes volontaires ont été recrutés » par le comité d’organisation des Jeux, a-t-il assuré le 7 avril dans un entretien avec Parisien, disant miser en parallèle sur l’incitation financière offerte par l’Etat « à ceux qui acceptent de réorganiser leurs vacances dans les services les plus critiques ». «Tous les scénarios (risque pour la santé) sont considérés « a-t-il indiqué, de la canicule à l’attentat terroriste en passant par l’intoxication alimentaire.

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Cammile Bussière

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