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Pas de 5e enquête du commissaire à l’éthique sur Pierre Fitzgibbon


La commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale du Québec, Ariane Mignolet, a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, au sujet de l’investissement controversé de 98 millions de dollars dans Polycor, une entreprise de la capitale nationale.

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Le journal a révélé la semaine dernière que M. Fitzgibbon avait dîné avec son ami Luc Laperrière le soir même de l’annonce de cet investissement. Cependant, M. Laperrière a agi comme lobbyiste et consultant pour Polycor à deux reprises depuis 2020.

Insouciant, disent les experts

Cinq experts en éthique consultés par Le journal estimaient que le ministre avait fait preuve d’imprudence en poursuivant sa relation étroite avec Luc Laperrière lorsque ce dernier a agi à titre de consultant pour Polycor l’automne dernier, en plus d’avoir d’autres mandats de lobbying en cours auprès du gouvernement du Québec.

Suite à la publication de notre dossier, la députée Ruba Ghazal de Québec solidaire a demandé à Mme.moi Mignolet pour examiner les circonstances entourant l’investissement de 98 millions de dollars dans Polycor.

Aucun motif, dit le commissaire

 » Votre demande […] n’énonce pas les motifs pour lesquels il serait raisonnable de croire que le ministre se serait placé dans une situation où son intérêt personnel aurait pu influer sur son indépendance de jugement ou qu’il aurait indûment favorisé les intérêts de M. Laperrière ou de tout autre personne, y compris Polycor », a écrit le commissaire dans une lettre envoyée cette semaine à Mme Ghazal, que Le journal a obtenu.

« À ce stade, rien ne permet de croire que le dîner du 4 mai entre le ministre et M. Laperrière était autre chose qu’un dîner privé, ou que ce dernier aurait été impliqué dans le dossier qui a mené à l’octroi de la subvention à la société Polycor », a poursuivi la commissaire à l’éthique et à la déontologie Ariane Mignolet.

Exclu du Conseil des ministres

Rappelons que M. Fitzgibbon a déjà fait l’objet de quatre enquêtes de la commissaire à l’éthique.

L’une de ces enquêtes a conduit à son exclusion du Conseil des ministres pendant trois mois.

– Avec la collaboration de Francis Halin



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