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« On va tous sur des sites internet pour voir quelles aides il y a », l’accueil des réfugiés en France s’inscrit dans la durée

Au huitième étage d’un immeuble parisien, accessible par l’ascenseur de service, Anastasia, réfugiée ukrainienne de 23 ans, nous montre la petite chambre qu’elle occupe sous les toits. « Il y a mes affaires, un lit, une douche, un lavabo, un bureau. C’est la chambre que Pauline m’a prêté pour trois semaines« , nous dit-elle.

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Pauline et son mari Nicolas hébergent Anastasia dans leur chambre de bonne jusqu’à fin août. Et tous deux cherchent déjà une solution pour lui pour l’avenir. « J’essaie actuellement de l’aider à trouver une place en tant que fille au pair pour la rentrée, explique Pauline, parce qu’elle aimerait avoir une maison et un peu de salaire. Et poursuivre ensuite ses études, a priori à la Sorbonne. Et du coup, j’ai des contacts familiaux qui pourraient être intéressés. J’espère que cela se concrétisera.« 

C’est la deuxième fois depuis le début de la guerre en Ukraine que le couple accueille un réfugié. « Elle est toujours souriante et elle ne rend pas l’atmosphère un peu triste pour la famille. », ajoute Pauline. Et la famille d’accueil a tout fait pour que chacun puisse garder son indépendance : « Je pense qu’il est important de préserver des moments d’intimité en famille, de garder un bon équilibre, pour que, dans la durée, tout le monde soit heureux. »

Le jeune Ukrainien est arrivé au domicile du couple grâce à l’association Heart, dirigée par Isabelle Négrier. Malheureusement, déplore-t-elle, alors que le conflit en Ukraine entre dans son sixième mois, il est de plus en plus difficile de trouver des familles d’accueil.

« Ce qui pêche après un certain nombre de semaines ou de mois, ça peut être l’intimité de la famille qui est un peu mise à mal »

Isabelle Négrier, de l’association Cœur

chez franceinfo

Autre facteur : « La fatigue de l’accueil car il ne se sent pas du tout encadré, conseillé »avant de glisser : « Nous allons tous sur des sites Web pour voir quelles sont les aides. »

Et surtout, le dernier obstacle à cet accueil durable des réfugiés ukrainiens, souligne-t-elle, est un «problème de projection future», assure Isabelle Négrier : «Les gens ne voient pas l’issue de la guerre, il y a donc une grande incertitude quant à la durée de réception. C’est ce que je pense être le plus compliqué à gérer. »

Le ministère du Logement réfléchit actuellement à un dispositif qui prévoit une aide de 150 à 200 euros pendant quelques mois pour les familles qui accueillent des Ukrainiens.

L’accueil des réfugiés ukrainiens en France, cinq mois après le début de la guerre : le rapport de Pierre Pilelt

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