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On peut enfin acheter des feuilles à rouler d’ici à la SQDC


Près de quatre ans après sa naissance, la Société québécoise du cannabis (SQDC) commencera bientôt à vendre KEB, le seul papier à rouler local au Québec.

« Nous avons lancé KEB il y a 30 mois avec l’équivalent de la valeur d’un réservoir usagé. C’est un grand moment pour nous, ça prouve que notre approche fonctionne », lance Renaud Lessard Ste-Marie, l’artiste-cinéaste du duo.

Avec son frère Jérôme, PDG de la jeune entreprise, ils ont désormais la possibilité de vivre du fruit de leur travail, si tout va bien.

Au moment du passage de Enregistrer chez Jérôme, vendredi dernier, les deux entrepreneurs étaient en train de recevoir leur commande de 100 000 paquets de 32 feuilles destinés à la SQDC.

C’est l’équivalent de toutes leurs commandes depuis deux ans. Ces 100 000 colis seront désormais acheminés vers chacune des 90 agences afin de commencer à vendre dans deux semaines.

Bientôt produit au Québec?

L’objectif est de les vendre en trois mois, pour que l’objectif de ventes annuelles soit de 400 000 packs par an. À 1,99 $ l’unité, on parle de ventes annuelles de près de 800 000 $.

Pour l’instant, KEB fabrique son papier bio et vegan en France. Le but est, et a toujours été, d’arriver ici.

« Deux municipalités nous ont déjà contactés pour relancer une papeterie. On veut vraiment produire au Québec, et la SQDC va nous apporter la masse critique pour le faire », dit Renaud.

Ce sera par le biais des ventes, disent-ils, car les banques et les institutions ont été réticentes à financer une entreprise liée à distance au cannabis.

« Nous avons été refusés à la Banque de développement du Canada et à PME Montréal. Nous avons dû nous battre avec Desjardins pour qu’ils nous accordent la marge de crédit nécessaire », raconte Jérôme.

Ils ont finalement convaincu Desjardins, qui avait initialement refusé de les financer, en insistant sur le fait que c’est l’institution de Lévis qui s’occupe de la gestion financière de la SQDC.

« On a hâte d’adhérer à la SQDC, KEB deviendra une vraie entreprise, on pourra en vivre et peut-être même payer un employé », jubile Jérôme.

Bientôt d’autres produits

Les deux frères ne manquent pas d’ambition. Ils ont déjà d’autres produits en tête, comme un dessus en noyer du Saint-Laurent ou des cendriers en verre recyclé.

« On y est grâce à notre communauté, les rouleuses et rouleuses qui ont acheté nos produits en ligne, quand ce n’est pas courant de le faire », insiste Renaud.

Tout cela pour dire qu’ils sont à l’écoute des besoins de leurs clients. Franchir les portes de la SQDC était névralgique, et franchement ça allait de soi, mais ce n’est qu’un premier pas vers de plus grandes choses.

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