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“Notre plus grande victoire a été de montrer au monde que nous existons”, Nassira Konde entend pérenniser la belle dynamique autour des Bleues

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Le trois-quarts centre du XV de France féminin, qui possède désormais une poupée Barbie à son effigie, souhaite que le rugby féminin profite de la visibilité record de la dernière Coupe du monde pour accélérer son développement.

Qu’est-ce que cela signifie pour toi d’avoir une poupée Barbie à votre image ? C’est le rêve de toutes les petites filles…
Nassira Konde : Oui, c’est un peu un rêve pour moi. Un rêve qui devient réalité. C’est aussi un honneur d’avoir ma poupée Barbie. Cela récompense toute ma carrière, mon parcours, c’est juste incroyable, je suis juste fier et honoré.

Quand vous étiez petite, vous avez dû jouer avec des poupées Barbie, mais sans pouvoir vraiment vous identifier à une poupée noire. C’est une première…
Oui, c’est une belle reconnaissance. D’autant que ce sont les premières poupées qui jouent au rugby, et il y en a aussi une qui est noire. C’est vrai que quand j’étais plus jeune, je n’avais pas souvent l’occasion, que ce soit avec une Barbie ou une autre poupée, d’en voir une. Là, celle-là est noire et qu’elle joue aussi au rugby, c’est juste quelque chose d’incroyable et une belle avancée.

Nous espérons que le rugby féminin, qui est un sport peu médiatisé, peu connu, aura davantage de reconnaissance.

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Et d’être choisi à côté de l’Américain Ilona Maher l’Anglaise Ellie Kildunne et le Néo-Zélandais Portia Woodman-Wickliffe c’est une belle reconnaissance…
C’est super ! J’ai conscience de représenter toutes les filles qui jouent au rugby en France et dans le monde, c’est juste un grand honneur, j’en suis très fière.

Ce qui est dommage cependant c’est qu’ils ne sont pas en vente au grand public…
C’est vrai qu’on me demande souvent s’ils vont être en promotion, mais malheureusement non, ce ne sera pas le cas.

Ces poupées sont à l’honneur à l’occasion de la Journée internationale de la petite fille qui a lieu samedi. Quel genre de petite fille étiez-vous pour vous tourner vers le rugby ?
Je suis arrivé au rugby au collège, c’est mon professeur de sport qui m’a initié à ce sport, il a trouvé que j’avais beaucoup d’énergie à dépenser (sourire). Je faisais du tennis en parallèle en parallèle et j’ai commencé le rugby à l’UNSS (sport scolaire) au collège, ce que j’ai tout de suite beaucoup aimé. En parallèle, j’ai pris une licence club, c’est comme ça que j’ai commencé.

Avec le recul, quelle image avez-vous de la dernière Coupe du Monde en Angleterre ?
Ce fut une belle expérience, malheureusement le résultat n’a pas été celui que nous espérions, mais cela augure bien pour l’avenir. Je pense que ce qu’on retiendra aussi, c’est la promotion du rugby féminin tout au long de cette Coupe du Monde : on a été beaucoup suivis, on a vu que les audiences étaient au rendez-vous… On a battu tous les records d’audience que l’on avait pu faire par le passé, donc on garde ça en tête, c’est une grande avancée, on espère que le rugby féminin, qui est un sport peu médiatisé, peu connu, aura plus de reconnaissance. La plus grande victoire a été de nous faire connaître et de montrer au monde que nous existons.

Nassira Konde avec l’Américaine Ilona Maher, l’Anglaise Ellie Kildunne et la Néo-Zélandaise Portia Woodman-Wickliffe.
Petra Rajnicova

Vous étiez en Angleterre, avez-vous ressenti tout cet enthousiasme populaire, toute cette ferveur qu’il y avait en France ?
C’est vrai que lorsque nous étions en Angleterre, nous avions du mal à ressentir ce qui se passait en France. Nous avons eu des retours, mais nous ne les avons pas vraiment ressentis. C’est au fur et à mesure des matchs, quand on est arrivé à un crescendo tout au long de la compétition, qu’on a commencé à le ressentir, notamment avec de nombreux Français se déplaçant dans les stades. A côté de ça, la Coupe du Monde, c’était en Angleterre, un pays très rugby, l’ambiance était juste incroyable, on ressentait vraiment cette ferveur pour le rugby féminin avec des stades pleins, des finales qui étaient toutes à guichets fermés, c’est juste incroyable. Nous espérons que cela continuera ainsi et que cela donnera une grande impulsion à ce qui se passe en France.

Notre équipe a beaucoup d’avenir et, en quatre ans, beaucoup de choses peuvent se produire. On l’a vu avec certaines équipes comme le Canada

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Certains disent que le XV de France féminin en ne terminant que quatrième a régressé…
On ne va pas se mentir, le résultat a été décevant. Cette troisième place avait aussi beaucoup à voir avec le mental et c’était dur pour nous de changer après cette demi-finale perdue contre l’Angleterre. Nous avons fait une bonne première mi-temps, nous avons eu beaucoup d’occasions et nous ne les avons pas finies. La semaine suivante a été très dure pour passer à la petite finale. Sinon, je pense que cette troisième place n’est pas vraiment significative, parce que franchement on avait une manière de le faire. Et mine de rien, c’est vrai que les autres équipes ont progressé, ce qui est bien pour le rugby féminin, tout se resserre et il n’y a plus trop de classements préétablis. La Nouvelle-Zélande, championne du monde, a terminé troisième. Nous étions troisièmes et terminons quatrièmes. Personne n’imaginait voir le Canada en finale. Tout le monde progresse, c’est bien pour le rugby féminin, il y a plus de suspense.

Malgré la désillusion de terminer quatrième, l’un des aspects positifs est que ce XV de France féminin est très jeune, autour de 24 ans en moyenne…
C’est une belle promesse pour la suite, d’autant plus que nous étions plusieurs à vivre notre première Coupe du Monde. Nous avons affronté de grandes nations et, pour certains, c’était exceptionnel de jouer contre certaines de leurs idoles qu’ils avaient vues il y a quelques années à la télé. Notre équipe a beaucoup d’avenir et, en quatre ans, beaucoup de choses peuvent se produire. On l’a vu avec certaines équipes comme le Canada. Il suffit donc de travailler, nous en sommes conscients, nous savons que pour le moment nous sommes loin de l’objectif, mais dans quatre ans, il se passera beaucoup de choses. J’espère aussi qu’il se passera beaucoup de choses dans les clubs et que ça bousculera les choses. Les Anglais sont professionnels, ce qui change beaucoup par rapport à la France, où certaines filles sont obligées d’allier travail et sport de haut niveau. C’est parfois compliqué. Lorsque nous en aurons pleinement fait l’expérience, nous pourrons prétendre faire la une des journaux.

Vous retrouverez le championnat de France ce week-end. Pas facile de passer de la lumière à une certaine forme d’anonymat…
J’ai déjà vécu des compétitions avec ce genre de retour au réel. J’ai vécu cela tout au long de ma carrière, donc je ne pense pas que ce sera difficile. D’autant qu’avec mon club bordelais, je suis avec beaucoup de joueurs internationaux, on a les pieds sur terre, on sait à quoi s’attendre quand on revient en club. C’est juste que nous reviendrons avec un rôle de leadership, où nous partagerons l’expérience de tout ce que nous avons vécu pendant cette Coupe du Monde. Donner aux jeunes qui accèdent aux niveaux supérieurs l’envie de vivre ce genre d’émotions. Nous aurons ce rôle, mais nous avons les pieds sur terre et je pense que nous avons l’habitude d’alterner entre les deux.

La signature d’un partenariat entre AXA et le championnat Elite 1 va dans le bon sens…
Cela nous aidera vraiment à faire un pas en avant. Nous avons besoin de cela, nous avons besoin de partenaires, de personnes qui nous soutiennent. Le rugby féminin est un sport peu promu, il faut avoir les moyens de s’entraîner. Ce partenariat, tous les clubs en ont besoin, il doit être juste dans tous les clubs.

Avec nos amis de l’équipe de France, on se détend un peu, on sait qu’ils veulent tous nous rabaisser

Pour la reprise, on n’a pas le temps d’y penser avec un choc contre le Stade Toulousain…
C’est sûr ! C’est le genre de match qu’on aime, nous sommes des compétiteurs. Nous voulons nous mettre au défi dès le départ avec ce qu’il y a de mieux.

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Les Lionnes du Stade Bordelais restent sur trois titres de suite. Vous faites dans le rugby féminin ce que le Stade Toulousain fait dans le rugby masculin…
(Sourire) C’est un peu ça, mais ça nous motive, on est un peu une bête à rabaisser depuis trois ans. Mais on voit aussi que les équipes d’en face se renforcent et, avec nos amis de l’équipe de France, on s’inquiète un peu de ça, on sait qu’ils veulent tous nous faire tomber. C’est motivant de vouloir enchaîner un quatrième titre, ce serait quand même incroyable. Nous avons tous cela en tête, cela n’a jamais été fait, nous serions donc les premiers

L’une des questions qui vont bousculer le rugby féminin sera l’avenir du staff du XV de France féminin, composé de Gaël Mignot et David Ortiz . Qu’en penses-tu?
Nous ne commentons pas vraiment cela car nous, les joueurs, n’avons aucune information. Je ne peux pas vraiment répondre à cette question.

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Gerard

Gerard est un auteur allemand expérimenté qui collabore avec Lomazoma.com. Né à Hambourg, il possède une formation en littérature et en journalisme. Il a étudié à l'Université de Hambourg, où il s'est spécialisé en journalisme culturel. Sur Lomazoma.com, il écrit sur des sujets tels que la technologie, la société et la culture. Ses articles sont reconnus pour leur profondeur et leur clarté. Durant son temps libre, Bernard aime lire des classiques de la littérature et voyager, ce qui nourrit son écriture.
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