NARRATIF. Affaire Jubillar : « Si tu as fait quelque chose, Cédric, il faut le dire »… Quand Nadine F. exhortait son fils à avouer la vérité aux enquêteurs

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Le 16 juin 2021 marque un tournant pour Nadine, la maman de Cédric Jubillar. Arrêtée et placée en garde à vue en même temps que son fils, qu’elle défendait bec et ongles depuis la disparition de Delphine, la quinquagénaire a vu ses certitudes s’effondrer. Mais l’affrontement organisé par les enquêteurs dans l’espoir de faire craquer le peintre plaimiste n’a pas eu le résultat escompté.
Lorsque les gendarmes de la section de recherche de Toulouse se présentent, le 16 juin 2021 en début d’après-midi, à son domicile du centre-ville de Carmaux, Nadine Fabre, la mère de Cédric Jubillar, est stupéfaite. Ils sont venus la défier ainsi que son mari Olivier.
Leur logement, un petit appartement au premier étage d’un immeuble à la façade fardée, est fouillé sous les yeux de ses petits-enfants, Louis, 5 ans, et Elyah, 2 ans, qui seront confiés à leur tante Stéphanie, la grande sœur de Delphine Jubillar.
Les époux Fabre sont amenés dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Gaillac. Nadine est officiellement soupçonnée d’avoir « une part de vérité » dans la disparition de sa belle-fille, survenue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Mais il s’agit avant tout de faire pression sur son fils, devenu suspect n°1 dans cette affaire. Car le peintre plaquiste a été interpellé en même temps qu’eux, sur un chantier à Albi.
Le choc de la garde à vue
La mère de Cédric sera entendue à sept reprises et passera deux jours en cellule de garde à vue. Un vrai choc. Face aux enquêteurs, elle qui a soutenu son fils sans relâche pendant six mois, l’aidant à gérer ses papiers, à s’occuper de ses enfants ou à le défendre sur les réseaux sociaux, explique qu’il ne croit pas à sa culpabilité. « C’est inconcevable pour moi parce que je suis sa mère ».
Le fait même qu’il soit placé en garde à vue l’interroge. « Je ne comprends pas pourquoi. Si vous avez des choses à reprocher à mon fils, ok, je vais prendre une gifle phénoménale », a-t-elle lancé aux enquêteurs. « Je suis dans un flou total concernant moi et mon mari. Je n’ai rien à me reprocher ».
Mais au fil des auditions et des éléments à charge qui lui sont présentés par les gendarmes, ses certitudes vacillent. Après tout, elle ne connaissait la vie sentimentale du couple Jubillar que par les paroles – et parfois la colère – de son aîné, voyant simplement en lui un père aimant et un homme perdu.
Au deuxième jour de sa garde à vue, elle reconnaît désormais la possibilité que son fils ait pu commettre l’irréparable dans la colère. Un gendarme lui demande pourquoi elle semble avoir changé d’avis. Elle répond : « C’est une évolution, le fait que je sois là, ça me fait réfléchir. Sur les circonstances pour lesquelles je suis là, (…) je me suis peut-être trompée sur mon fils ».
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En fin de soirée ce 17 juin 2021, vers 22h30, les enquêteurs ont décidé d’organiser une confrontation entre Nadine et Cédric. Ce dernier a d’ailleurs déjà été longuement interrogé mais il campe sur sa ligne : il n’a rien fait dans Delphine. La présence de sa mère peut-elle le bousculer et le pousser à l’aveu ?
« Si vous aimez un peu vos enfants… »
« Si tu as fait quelque chose, Cédric, il faut le dire », implore-t-elle. Nadine est en larmes lorsqu’elle s’adresse à son fils. « Je t’aime beaucoup, tu le sais (…) Mais s’il te plaît, si tu m’aimes un peu, si tu aimes un peu tes enfants, dis-nous la vérité. Il y a des preuves contre toi ». Impassible, le peintre plaquiste ne s’en soucie pas. « Je n’ai rien fait. Avec les circonstances aggravantes que j’ai, c’est normal qu’elle pense que c’est moi », a-t-il répondu au gendarme.
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Cet affrontement n’a duré qu’une trentaine de minutes et n’a pas produit l’effet souhaité par les enquêteurs. Le lendemain matin à 8 heures, la garde à vue de Nadine est levée. La mère est finalement mise hors de cause et libérée. Mais son regard sur l’affaire – et sur son fils – ne sera plus jamais le même.
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